La Gazette de la grande ile

édito: Un grenier à sec

Publié le 27 février 2018

«Madagascar, grenier de l’Océan Indien », ce fut l’une des plus grandes promesses du régime Rajaonarimampianina pour amadouer le peuple. Malgré l’immense superficie inexploitée de Madagascar qui représente une potentialité agricole exploitable pour faire du pays un réel grenier, l’acharnement du régime à privilégier les projets tiptop et réaliser les infrastructures tape à l’œil sans impact sur le développement des secteurs stratégiques à Madagascar comme l’agriculture, les petites et moyennes entreprises œuvrant dans le domaine du recyclage et la transformation des déchets, etc. Madagascar semble tendre vers le sens contraire de ce qu’on a promis. Sur la table, les coopérations de l’Etat avec nombre d’organismes internationaux et bailleurs de fonds pullulent comme le nombre de Malgaches atteint de la pauvreté extrême. En pratique, on ne constate aucun résultat concret quant à l’acheminement de Madagascar vers ce statut de grenier. Au contraire, on augmente la quantité de riz importé chaque mois pour pouvoir combler le manque que la production malgache n’arrive même pas à satisfaire.

Cela a toujours été pareil. Chaque dirigeant qui se sont succédé n’ont élaboré aucun plan de relèvement efficace pour sortir Madagascar de la crise qu’ils ont eux mêmes créé. Pour gagner le cœur de la population dans les plus brefs délais et paraître bouger, on a toujours privilégié les solutions tiptop, les projets à court-terme. Actuellement, on importe 500.000 tonnes de riz par an pour combler le besoin de Madagascar, et le prix du kilo du riz s’élève entre 2.000 et 3.000 ariary dans les régions les plus accessibles et peut atteindre les 5.000 ariary dans les régions les plus enclavées. Les quelques projets d’infrastructure pour le développement agricole comme les barrages sont en majorité détruite avant même la fin du mandat du président. L’Océan Indien a du souci à se faire si on considère Madagascar comme son grenier. Hery Rajaonarimampianina propose aux îles voisines, ainsi qu’aux autres pays de l’Océan Indien, un grenier à sec qui n’arrive même pas à satisfaire les demandes de sa propre population.

T. B

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