La Gazette de la grande ile

Atsimo Atsinanana : quid de l’émancipation des femmes ?

Publié le 01 mars 2018

L’approche de la date du 8 mars, journée internationale de la femme, remet sur le tapis le débat sur l’émancipation des femmes dans la région. L’illettrisme, la baisse du niveau d’instruction, la société patriarcale et surtout le non bénéficiaire d’héritage des parents, constituent un frein à leur émancipation malgré leur grand nombre par rapport aux hommes. Sur le plan électoral, les femmes élues maires se comptent à un peu plus de doigts d’une seule main sur les moins de centaine de communes. On recense une seule femme parlementaire pour les chambres hautes et basses confondues en la personne de Randrianasolo Pauline, élue députée dans le district de Vondrozo. Les femmes sont aussi rares en tant que responsables de services techniques déconcentrés, aussi bien dans le secteur privé que sur le plan financier comprenant le secteur bancaire et les institutions de microfinance. Seul Microcred est dirigé par une femme et l’on constate la parité homme femme au niveau du personnel de cette institution, ce qui constitue une exception dans ce contexte. En milieu rural, les femmes agissent comme elles peuvent, mais la non productivité résulte de plusieurs facteurs tels que l’insécurité, le cataclysme naturel, la non adoption de technique moderne, la non utilisation de semence améliorée, la diminution des surfaces cultivables et récemment le changement climatique. Le nombre pléthorique de fille mère ou de femme à la fois mère et père de famille, constitue un frein à l’épanouissement de la femme, car elles font à la fois office de mari et de femme pour subvenir aux besoins de la famille et faire face aux obligations sociales qui grèvent lourdement le budget familial (funérailles, circoncision, et autre cotisation). Des femmes émergent du lot suite à un coup de pouce de divers organismes comme le PNUD qui viennent en aide à des associations de femmes dans la ville de Farafangana. Elles sont plus d’une  dizaine dans l’ordre de 80% qui fonctionnent normalement jusqu’à ce jour malgré la fin du projet en deux mille seize. En fait, le GVEC ou Groupe Villageois d’Entraide Communautaire est composé en moyenne  de 25 femmes qui se réunissent chaque semaine et versent entre 500 à 15 000 Ariary (parts) et 200 à 500 Ariary pour la caisse de solidarité. Au cours du cycle, les membres qui ont besoin d’un financement pour leurs activités utilisent le fond du GVEC et les restitue 3 mois après avec un frais (ou intérêt) de 10%. A la fin du cycle, le GVEC réunit toutes les sommes épargnées durant le cycle et restitue à ses membres les parts versés avec leurs intérêts respectifs.  Ce système porte ses fruits et Alphonsine, une des membres, a fait savoir que grâce au prêt, elle a pu scolariser ses enfants et nourrir sa famille. L’activité qu’elle a choisie est la vente de poulet dans les grandes villes telles que Antananarivo et Toamasina. Elle avoue que l’intérêt est supérieur par rapport aux institutions de microfinance, mais elle est à l’aise pour le remboursement parce qu’il n’y a pas trop d’exigence et que la confiance règne. Elle incite les femmes à s’impliquer un peu plus dans le développement et à prendre des risques pour se sortir de la misère. Pour en revenir à la célébration de la journée du 8 mars prochain, le calendrier est fixé pour faire de cette célébration une journée mémorable selon la présidente de l’association des femmes 8 mars de Farafangana,  Kembafeno Gilberte.

 Morasata Marc

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