La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Le rêve chimérique d’un président en fin de règne

Publié le 01 mars 2018

Madagascar  n’est pas le  Pérou, mais  notre pays a  toujours  été un pays de  richesses légendaires. Et lorsque le président  de cette 4ème République de  toutes les  illusions s’acharne à s’accrocher au pouvoir, on ne peut lui en vouloir que  de n’avoir pas commencé au bon moment pour faire  en sorte que «le pétrole et les mines profitent à toute la population et à toutes les  régions ».  Ministre des  Finances  et  du  Budget d’une Transition qui s’est posée en pionnier pour gérer les  ruées  et les  invasions des grandes compagnies qui ont envahi et font main basse sur nos richesses minières et  gisements pétroliers, il aurait pu mettre  de l’ordre  dans  ce monde de prédateurs qui ne priorisent que les intérêts de leurs maisons-mères et les pays d’où ils viennent. Le chef  de l’Etat mis pratiquement  en  selle par les  valets des intérêts miniers  et  pétroliers  étrangers était au parfum  des  accords obscurs conclus du temps où  Marc Ravalomana avait bradé les riches périmètres de l’Anosy et d’Ambatovy. Dans  des  conditions préférentielles  avantageuses pour sa personne et selon ses  habitudes, « sans transparence (ce n’est pas le fort du régime Tim) et en totale violation de la loi et des conventions signées pourtant l’Etat malgache, » écrira Jeannot Ramambazafy. A propos de ce requin  d’un empire industriel devenu président par la force des  choses extraconstitutionnelles, l’historien du  quotidien cité ajoute avec pertinence qu’« on ne dirige pas une Nation à coups d’ordonnances ou comme si c’était sa propre usine. Complicité tacite sous le  couvert  du principe  de la continuité de l’Etat même dans la cupidité dans le cadre d’une alternance pervertie par un D.J qui a profité de ses  années  de pouvoir lui  aussi pour amasser des  avoirs illicites et  des propriétés immobilières jusqu’au pays  des  Emirs ou tout  simplement absence de  savoir de la part d’un entourage affairiste et corrompu jusqu’à la moelle. Toujours  est-il, que ses intentions populistes  tardives ne peuvent plus  convaincre la population…

Détermination  admirable  de la part  d’un candidat de  substitution élu président  au  second tour que  de  se  soucier que  tout Madagascar ressent «  les  avantages tirés des  exploitations du pétrole et  des mines.» Mais lorsqu’une  telle prise  de  conscience  se manifeste seulement à  quelques mois  de la prochaine électorale, le  doute  est permis quant à l’absence d’un  calcul tactique de propagande dans chaque mot  des  discours prometteurs  des  dirigeants actuels. Qui a laissé passer les occasions  en or  des premiers  contacts  avec les  investisseurs occidentaux, chinois et indonésiens sur l’importance  des forages pétroliers au profit de notre île ?

Les  décideurs  en place peuvent-ils prouver qu’ils n’ont jamais  été liés par  des  connivences douteuses sur les projets en  cours  d’exploitation  sur le territoire national  et  dans les  eaux territoriales malgaches. Que  signifient surtout ces temps  de  silence suspect qui, justement  avaient précédé ce tapage médiatique  actuel pour  faire croire que l’ « industrie  extractive constitue un  atout maître pour le  développement rapide  et  durable du pays, » tout en  insistant  tout  d’un  coup sur « le potentiel du pays en  terme d’hydrocarbure ». Sans oublier les petites phrases  assassines soulignant trop bien que « les  exploitations existent  depuis  trente ans sur plusieurs  blocs pétroliers. Mais ce n’est  que  depuis l’année 2015 que  Madagascar est  devenu officiellement pays producteur de pétrole avec  des  résultats probants  et prometteurs avec l’huile lourde de Tsimiroro dont la  réserve est  estimée à1,7milliards  de barils. » A noter le légitime  pessimisme de  certains observateurs quant à la prolifération de  «  toute cette armada de sociétés pétrolières tous azimuts, Madagascar est en passe de vivre des moments de tous les dangers. » Parce que  signalent-ils « A travers le monde, les opérations de l’industrie pétrolière obéissent à une morale double. Dans l’hémisphère Nord, l’industrie pétrolière y possède une conscience croissante de sa responsabilité environnementale. Par contre, dans les pays en développement, ses activités reflètent une totale irresponsabilité dans ce domaine.» Or, avec  cette effervescente  excitation  actuelle des  dirigeants qui misent sur le « projet Emergence » pour le  développement  futur en  général du pays en se basant sur le fait que « le potentiel  du pays  est inestimable d’un  bout à l’autre  de l’île (…)  les mines industrielles  constituent également une ressource  inestimable pour le pays. Des grandes  sociétés étrangères sont  déjà à pied  d’œuvre dans  ce  secteur, mais il  faut  d’abord et  surtout que le pays en tire  un maximum d’avantages possibles sans oublier bien  évidemment que les  investisseurs sont  venus pour chercher du profit… » Et  ce  n’est pas parce  qu’on  s’est  doté  du plus parfait  Code Minier que l’industrie pétrolière que Madagascar vivra les  réalités socio-économiques des pays pétroliers  de la Mer du  Nord. Tant que les autorités  centrales tombent malheureusement dans les  tares et les  tentations des pièges corrupteurs que  subissent malheureusement les pays producteurs pétroliers  du continent voisin, c’est un leurre d’espérer que les  avantages financiers  tirés des accords miniers  et pétroliers «devraient pouvoir  aider l’Etat à réaliser ses  différents projets. » Marc le  truand  et Andry le pantin d’une bande d’opportunistes étaient les  exemples  vivants de ces connivences préjudiciables  aux  intérêts  supérieurs  de ce pays. A l’heure  actuelle, avec les  contrats-production signés  au mois  de  novembre 2017 et la  bénédiction de Hery Rajaonarimampianina British Petroleum va  démarrer ses opérations  d’exploration des blocs pétroliers dans les bassins Ouest  et Nord-Ouest de Madagascar pour une durée  de huit ans. Le président sortant  est  convaincu qu’ « il ne s’agit pas  d’un  rêve fou ou  d’une  chimère »…Toutefois,  feu  Philippe Bouvard  ce journaliste humoriste français Philippe Bouvard qui  n’a jamais eu la langue dans sa poche,   nous  avais légué la  citation  ci-après : « L’avenir, comme l’a dit le poète, n’appartient à personne et surtout pas aux élus dont les mandats durent toujours moins longtemps que les problèmes des électeurs.. ».

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