La Gazette de la grande ile

Edito: Transparence budgétaire

Publié le 02 mars 2018

Madagascar cumule les mauvaises notes lors de différentes enquêtes se basant sur des critères internationaux. Ceci a déjà été démontré par l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2017 montrant que Madagascar est de plus en plus atteint par la corruption avec le temps vu qu’il ne fait que régresser tant au niveau des scores que de rang. La Grande Ile a perdu 10 places et 2 points dans l’IPC 2017 par rapport à l’année 2016. Ce qui montre que Madagascar ne s’illustre que dans les mauvais scores et échecs. Madagascar s’est également soumis volontairement à l’évaluation sur le budget ouvert 2017 parmi 115 pays afin d’apprécier la transparence budgétaire, la redevabilité envers les citoyens et la participation citoyenne dans le processus budgétaire, et dans le contrôle du budget dont la restitution officielle des résultats a été effectuée à l’hôtel Colbert Antaninarenina hier. A l’issue de l’enquête réalisée par l’association MSIS-Tatao en collaboration avec International Budget Partnership et Unicef, il s’avère que les citoyens disposent de peu d’informations sur le budget.

Le score obtenu par le pays dans l’indice sur budget ouvert (IBO) 2017 est de 34 sur 100 ce qui est légèrement plus faible que le score moyen global qui est de 42. Selon les évaluations, Madagascar met à la disposition du public des informations budgétaires minimales. Il est aussi constaté que les opportunités offertes au public afin de participer au processus budgétaire sont très limitées vu le score de 9 sur 100 sur la participation du public, le contrôle par le corps législatif et la Cour des Comptes s’avère également faible avec un score de 28 sur 100. Sur les 8 documents budgétaires clés, 6 sont mis à disposition du public à savoir le rapport préalable au budget, le projet de budget de l’exécutif, le budget approuvé, le budget des citoyens, le rapport en cours d’année et le rapport d’audit. La revue de milieu d’année et le rapport de fin d’année n’ont pas été publiés.

Les publications se font essentiellement à travers les sites web du Ministère des Finances et du Budget, ce qui n’est pas suffisant car nombreux sont ceux qui n’ont pas accès à l’internet, ce qui fait qu’ils n’ont aucune idée de ce que c’est les informations budgétaires. La publication des documents demeure également insuffisante car  peu d’espace et de mécanismes sont offertes aux citoyens pour qu’ils puissent participer réellement et de manière effective aux débats budgétaires alors que le fait que le gouvernement n’implique pas le public dans ses prises de décisions ou ne leur explique pas leurs stratégies et leur budget affaiblit la confiance et met en péril la démocratie.

Jean Riana

 

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