La Gazette de la grande ile

Hausse généralisée des prix: Le pire est à venir !

Publié le 02 mars 2018

90 Ar. C’est la ration mensuelle d’augmentation des prix à la pompe que les compagnies pétrolières nous ont servi hier. La hausse est la même aussi bien pour l’essence que pour le gasoil. En pourcentage, cette nouvelle augmentation est de 2,34% pour l’essence contre 2,82% pour le gasoil.

Comme pour les innombrables précédentes fois, cet ajustement de prix est officiellement expliqué par les cours du pétrole brut et le taux de change. On ne sait pas comment les pétroliers et leurs amis de l’OMH ( office malgache des hydrocarbures) font leurs calculs mais si on suit les tendances des deux seuls critères fondamentaux, l’ariary est en train de retrouver des couleurs à 3124 ar le dollar et le cours du pétrole est en très légère hausse à 60 dollars le baril. Sur ces bases, les prix à la pompe devaient-ils augmenter fussent-ils de l’équivalent d’une cigarette bas de gamme?

Toujours est-il que ces 2% ne seraient encore rien à ce qui devrait être. Les documents officiels du FMI indiquent qu’on n’applique pas encore la vérité. Actuellement, la marge commerciale des sociétés pétrolières est fixée à 700 ar par litre (y compris celle des stations services). A la privatisation du secteur pétrolier, l’Etat garantissait une marge minimale. Mais quelques années, les 4 sociétés de distribution se sont mises en pool pour importer et faire des économies d’échelle qu’on omet de répercuter aux consommateurs locaux. Bien au contraire, ces compagnies, selon les anciens employés de la compagnie nationale Solima qui les ont rejoint, prélèvent une double marge: à l’importation et à la distribution. Et encore, si la qualité mise sur le marché était conforme au prix. Les adjuvants que chaque compagnie ajoutent à chaque cargaison livrée par les citernes ne confirment-ils pas la mauvaise qualité des carburants importés en pool et stockés dans des dépôts de la logistique pétrolière ?

Outre la marge à l’importation, les compagnies pétrolières factureraient au prix fort leurs importations en appliquant les prix d’un produit de qualité supérieure. Cette fois-ci, c’est la Banque mondiale qui est intervenue et après la collecte des informations, des négociations interminables se tiennent entre le gouvernement et les compagnies pétrolières en vue de l’établissement d’une formule d’ajustement automatique des prix qui seraient proches de la réalité. Les politiques seraient-ils enfin décidés à appliquer la vérité des prix sur les carburants qui sont notoirement connus et reconnus comme leur principale source de financement?

Toujours est-il que pour nous pauvres consommateurs, il n’y a pas beaucoup d’espoir que les prix à la pompe baissent. Si le niveau des prix est encore relativement bas sur les marchés internationaux, il y a, en effet, une volonté déterminée des producteurs de pétrole, hormis les Etats-Unis et certains pays, de faire augmenter les cours.

Par ailleurs au niveau des taux de change, on a dépassé la pénurie saisonnière de devises de la fin d’année et les recettes des exportations de litchis. D’où la légère détente sur le taux de change qui est cependant loin de revenir à son niveau d’octobre de l’année dernière. Cette fois encore, les cours de la vanille pourraient déterminer le taux de change.

Si les cours très élevés de ce produit ont bénéficié le pays, les planteurs, les exportateurs et les voleurs, la population dans son ensemble a terriblement souffert de ses effets. Il se trouve, en effet, que la faible bancarisation de la région et l’habitude de la population de thésauriser leurs recettes ont fait que les banques primaires se trouvaient à court de liquidités à cause des achats de vanille par les planteurs. Afin de répondre à ce besoin tout en préservant l’équilibre monétaire, la Banque centrale a dû acheter sur le marché interbancaire de devises une masse importante de devises, 150 millions de dollars en tout. D’où la forte dépréciation dont l’autre facteur est aussi le différentiel d’inflation entre Madagascar et ses partenaires.

Ce différentiel va s’accentuer avec les effets de la dépréciation et de la hausse des prix des carburants et on devrait logiquement suivre la spirale infernale de l’inflation.

Le pire est donc à venir d’autant plus que les cours mondiaux de riz ont tendance à s’envoler alors que les responsables gouvernementaux sont incapables de maîtriser les marchés locaux en dépit des centaines de milliers de tonnes de riz importées. Tout cela est-il voulu afin de déverser du riz à bas prix  avant l’élection?

Salomon Ravelontsalama

 

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