La Gazette de la grande ile

Justice: Entre fautes et fausses notes

Publié le 02 mars 2018

Le Chef de l’Etat place toute sa confiance en l’actuelle Ministre de la Justice. C’est son droit le plus absolu, mais a-t-il raison ? Madame Elise Rasolo Alexandrine doit-elle conserver son poste au nom de la raison d’Etat alors que l’Etat de droit est en pleine déliquescence ? Madame Elise Rasolo Alexandrine a fait ses preuves en tant que magistrate. Toutefois, un technicien plus ou moins compétent ne fait pas forcément un excellent Ministre. On l’a vu avec son prédécesseur qui a commis l’erreur grotesque et impardonnable de se faire l’avocat de Claudine Razaimamonjy. L’actuelle Ministre de la Justice a entamé quelques réformes positives qui, malheureusement, passent presque inaperçues tant son mandat est entaché par une succession de scandales embarrassants. Elle aurait touché une forte somme d’argent de la part de l’émissaire d’Houcine Arfa pour permettre la fuite de ce dernier. Elle aurait accéléré le remplacement du directeur général de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG) pour favoriser l’accès de sa fille au concours. Elle aurait participé au limogeage du Procureur Général de la Cour Suprême (PGCS), sans l’aval du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et sans appel préalable à candidature. En l’absence de preuves formelles, toutes ces informations sont à prendre au conditionnel. Pourtant, certains faits sont indéniables, en particulier dans l’affaire Houcine Arfa. La Procureur de la République d’Antananarivo a déclaré publiquement avoir dit au représentant d’Houcine Arfa venu avec ses valises d’argent de s’adresser à la Ministre de la Justice, laquelle fait l’objet d’une plainte déposée en France par Houcine Arfa. Non seulement, la Ministre de la Justice a tardé à réagir, mais elle a manqué de tact en refusant d’être interviewée par des médias indépendants. Madame Elise Rasolo Alexandrine est une femme de caractère et elle bénéficie de la présomption d’innocence mais sa réputation est durement mise à l’épreuve. Elle restera sous le feu des projecteurs si, d’une part, la Procureur de la République d’Antananarivo est remplacée par un magistrat réputé pour son manque d’intégrité et si, d’autre part, Charles Andriamiseza, ancien Ministre de la Justice et actuel Procureur Général de la Cour d’Appel d’Antananarivo (PGCA) nommé mais non encore installé, devait être désigné en tant que nouveau Procureur Général de la Cour Suprême (PGCS). Ces nominations alimenteront des polémiques interminables et constitueront des scandales supplémentaires. Est-ce qu’il s’agira de scandales de trop ? Non, car la justice malgache est, et restera pendant encore longtemps, le haut lieu de tous les scandales et des pires injustices. A travers cette valse de nominations, il est évident que Hery Rajaonarimampianina, qui préside déjà le CSM, souhaite renforcer son emprise sur le pouvoir juridictionnel, et en particulier sur le Ministère Public, lequel « exerce l’action publique, veille à l’application de la loi et assure l’exécution des décisions de justice », en application du Code de Procédure Pénale. Le principe de séparation des pouvoirs est à nouveau bafoué. Cette réaction de panique du Chef de l’Etat porte un nom : l’instinct de survie.

PN et Fabrice 

 

 

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