La Gazette de la grande ile

Détérioration de biens publics : pour un durcissement des sanctions

Publié le 03 mars 2018

La Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et le Ministère auprès de la Présidence en charge des Projets Présidentiels et de l’Aménagement du Territoire (M2PATE) font des efforts louables, bien qu’insuffisants, pour améliorer le cadre de vie de la population de la capitale. Malheureusement, des gens continuent à détériorer les biens et ouvrages publics. Des véhicules endommagent des trottoirs, des clôtures, des remparts, des dalles, des plots et des poteaux de la Jirama. Ces accidents sont souvent le fait d’individus qui ont l’imprudence de rouler à une vitesse excessive ou sous l’emprise de l’alcool et de la drogue. Certains conducteurs font également l’erreur élémentaire de reculer sans regarder. Après la collision, les conducteurs s’enfuient prestement comme des voleurs. Lorsque leur véhicule est immobilisé, ils se contentent de dissimuler la plaque d’immatriculation, en attendant un dépannage ou une réparation provisoire sur place. La loi réprime ces agissements. En effet, l’article 473 du Code Pénal, en son alinéa 19, dispose que « seront punis d’une amende depuis 2 000 Ariary jusqu’à 100 000 Ariary et pourront l’être en outre de l’emprisonnement jusqu’à vingt-neuf jours au plus… […] …Ceux qui auront dégradé ou détérioré, soit directement ou par leurs troupeaux, des bâtiments ou ouvrages publics ou d’utilité publique. » Toutefois, il s’agit d’une contravention de deuxième classe. Les sanctions sont trop légères par rapport aux dégâts qu’il faut réparer car ils défigurent la ville. Il serait utile d’amender la loi et de convertir cette contravention de deuxième classe en délit. Nos concitoyens doivent participer à la protection des biens publics financés en partie avec leurs impôts. Cela relève du civisme et du bon sens. Si les campagnes d’information-éducation-communication ne suffisent pas à une prise de conscience de nos concitoyens, il faudra les frapper fort au portefeuille, à travers des peines d’amendes conséquentes. De leur côté, les pouvoirs publics devront installer des caméras de surveillance pour repérer, identifier et poursuivre en justice les auteurs de dégradations et détériorations de bâtiments ou ouvrages publics ou d’utilité publique.

Phil de Fer

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