La Gazette de la grande ile

Pauvreté: Devenue structurelle voire endémique

Publié le 03 mars 2018

Madagascar a été marqué par des crises sociopolitiques et économiques, survenues presque tous les dix ans en 1971, 1981, 1992, 2002 et 2009, qui ont conduit à l’avènement de quatre Républiques, chacune avec une constitution pour la légitimer. Au cours de ces périodes, la classe politique et les élites ont mis en œuvre des réformes dont l’efficacité était limitée par la faiblesse entretenue des institutions, à l’absence de l’état de droit et de mécanismes de dialogue politique inclusif. Dans le même temps, rapporte le Document de stratégie pays (DSP) 2017-21 de Madagascar initié par la Banque africaine de développement, le pays a connu des récessions fortes, des tensions sur les finances publiques et les comptes extérieurs, une forte dépréciation de la monnaie suivie d’une inflation élevée. Après avoir érodé l’attractivité du pays et le niveau des investissements, les tensions ont ruiné les opportunités d’emploi et de revenu pour les ménages. Il en est résulté une précarisation du marché du travail caractérisé par un taux de chômage artificiellement bas, un sous-emploi généralisé avec des emplois peu décents, un taux de salaire réel exagérément bas. Cette denrée rare dans les pays du Nord, une des pièces maîtresses de la flexibilité du marché du travail en occident, n’attire point les investisseurs et l’emploi à Madagascar. Tout simplement parce que ces derniers ont plus besoin de la durée et de la rentabilité pour les prises de risques.

Alors, la pauvreté s’installe durablement à Madagascar pour devenir une variable structurelle : 92 % de la population est touchée par la pauvreté et ne peut avoir 2$ par jour et par personne et plus de 70 % d’entre elles sont versées dans l’extrême pauvreté. Comme une fatalité qui n’arrive pas seule, elle sera amplifiée par les effets des catastrophes naturelles et climatiques. Déclaré pays en situation de fragilité fin 2013, le pays a fait l’objet de plusieurs évaluations des partenaires au développement pour mieux comprendre la situation, évaluer ses capacités de résilience, notamment celles de l’État, des populations dans les régions. L’objectif final vise à proposer des stratégies de sortie de la fragilité pour des résiliences renforcées. Cinq catégories de facteurs de fragilité ont été identifiées. Pour chacune des catégories, les manifestations ont été bien cernées et des mesures proposées pour passer de la fragilité à la résilience.

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