La Gazette de la grande ile

le poing: Pour amuser la galerie

Publié le 03 mars 2018

Que peut-on faire un samedi ou un dimanche à Antananarivo ? Aucun événement politique majeur, aucun  spectacle ne se profile, en fait, à l’horizon. Et cela dure depuis des mois : circulez, il n’y a rien à voir ! Dans tous les cas, la capitale grouille pourtant d’animations : un vol à la tire toutes les 20 minutes, un cambriolage par heure, un viol ou un meurtre par jour… Antananarivo est dans les normes africaines, et les autorités locales en sont fières : l’honneur est sauf !

Effectivement, dans la capitale, c’est le statu quo qui prédomine depuis Gallieni. Le pire, c’est qu’après la colonisation ou l’occupation française, Madagascar devait connaître une certaine instabilité politique, à commencer par les événements de 1947, suivis  du mouvement de « Mai-72 ». Aucune perturbation majeure n’a eu lieu après, sauf peut-être quelques manifestations de moindre portée certes, mais qui ont tout de même secoué tous les régimes en place.

A l’heure actuelle, c’est calme sur tout le territoire. Une tranquillité, un silence qui ressemble à « ce plat pays qui est le mien » (Brel). Cette sérénité est considérée comme trompeuse. Et qu’un jour, tout risque de chambouler. Ainsi, pour l’instant, l’île vit dans une quiétude qui ne lui ressemble pas. La misère, la pauvreté est pourtant à l’affût. Rien n’est acquis.

Quoi qu’il soit, l’essentiel est là : pas de guerre civile ni de famine aggravée… Du moins pour l’instant. On ne sait si ce moment béni va se poursuivre jusqu’à la fin du mandat actuel de Rajaonarimampianina, ce qui n’est pas sûr ! Profitons donc de cet instant précieux qui pourrait se dégrader du jour au lendemain. De toute façon, les choses ne sont jamais certaines avec ce régime. Le pire est-il à venir, comme Tiko que les responsables du HVM veulent voir disparaître ? Personne ne peut arrêter la folle envie de ce parti présidentiel de tout détruire sur son passage.

Le mandat de Hery Rajaonarimampianina touche à sa fin. L’homme, visiblement, veut continuer à diriger le pays. Il a de très gros moyens financiers et tout l’appareil administratif à sa disposition pour parvenir à ses fins. Ses adversaires vont-ils pour autant jeter l’éponge avant le scrutin de novembre ?  Ce qui est déjà fait, dit-on. A moins qu’il n’achète quelques candidats fantoches pour amuser la galerie.

Franck Raharison

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