La Gazette de la grande ile

FAO: Qu’en est-il de l’EWEA ?

Publié le 05 mars 2018

Aujourd’hui, le monde est confronté à une crise humanitaire sans précédent et à des catastrophes naturelles à grande échelle de plus en plus fréquentes. Aujourd’hui, ces catastrophes se produisent 5 fois plus souvent qu’il y a 40 ans. Compte tenu de l’augmentation des besoins, de la concurrence entre les priorités et de la rareté des ressources dans le monde, de nouveaux outils sont nécessaires pour pouvoir effectuer des investissements intelligents et efficaces pour prévenir les effets des catastrophes. Il est plus que jamais crucial d’anticiper et d’atténuer les crises. C’est dans ce souci que la FAO a élaboré le programme d’alerte rapide et d’intervention précoce (EWEA).

Les interventions précoces renforcent la résilience des populations à risque tout en les protégeant contre l’impact des catastrophes et en aidant les gouvernements et les institutions humanitaires à intervenir plus efficacement. En outre, l’alerte rapide incite à intervenir avant qu’une crise se produise, ce qui réduit considérablement le coût des pertes dues aux catastrophes et des interventions d’urgence. Madagascar

Depuis 2014, les pluies ont été très limitées dans le sud de Madagascar. Au cours des trois dernières années, la sécheresse a réduit  la production végétale ce qui a entraîné des pertes successives et des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire. En 2015, le phénomène climatique El-Niño a aggravé encore la situation en réduisant à néant les efforts de relèvement de l’agriculture, et les pertes de récolte ont été estimées à 95 %. En octobre 2016,  le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un instrument d’alerte rapide  qui mesure les niveaux de l’insécurité alimentaire, a estimé que plus de 1,2 million de personnes vivant dans le sud de Madagascar avaient encore besoin d’une aide d’urgence. Bien que les efforts de secours en cours les conditions météorologiques plus clémentes aient amélioré la situation, la population était encore vulnérable au début de l’année 2017.

Pour faire face aux effets de la sécheresse, la FAO a renforcé les systèmes existants d’alerte rapide et de surveillance de la sécurité alimentaire (tels que le système intégré de suivi de la sécurité alimentaire et de la vulnérabilité) dans les zones de Madagascar exposées aux catastrophes naturelles et mis en place un système pour atténuer leur impact potentiel. En renforçant le système de sécurité alimentaire actuel et en ajoutant des indicateurs climatiques qui avertissent d’éventuelles nouvelles sécheresses et d’une augmentation des vulnérabilités, les interventions précoces  se sont avérées plus complètes  pour préserver les moyens d’existence agricoles des communautés touchées.

En août 2017, le système EWEA avait détecté quelques signaux préoccupants. Les pluies tardives, irrégulières et mal distribuées ont été la principale cause d’une autre récolte inférieure à la moyenne des cultures vivrières de base. Les effets des vagues de sécheresse cumulées n’avaient pas épargné la croissance des cultures et les récoltes de 2017. Avec la hausse des prix des denrées et la baisse de la production alimentaire, il est devenu évident que les communautés vulnérables auraient des difficultés à accéder ne serait-ce qu’aux aliments de base. C’est ainsi que des projections ont indiqué qu’au début de l’année 2018, de nombreux ménages ne seraient pas en mesure de satisfaire leurs besoins alimentaires de base, ce qui entraînerait des taux de malnutrition très élevés et la disparition pure et simple de moyens  d’existence.

En réponse à ces alertes, la FAO fournit un appui à 8 400 ménages vulnérables en situation d’insécurité alimentaire – sous la forme de semences, de petits systèmes d’irrigation et d’un appui technique, notamment d’une formation sur la diversification agricole et les techniques agricoles améliorées –  pour leur permettre de faire face rapidement aux effets cumulés des sécheresses prolongées. Les ménages bénéficiaires pourront engranger deux récoltes en 2018, améliorant ainsi leurs disponibilités alimentaires, leurs revenus et la résilience de leurs moyens d’existence.

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