La Gazette de la grande ile

Une opposition absente: dans un régime des profits abusifs…

Publié le 06 mars 2018

La situation sociopolitique de toute l’île en  général n’est pas  seulement complexe mais pratiquement bordélique au  niveau  de toutes les institutions (un adjectif qui  vient  du mot bordel indiquant  clairement un  état d’esprit propre  à un lieu  de prostitution)… Les incessantes déclarations  du premier président de la 4ème République en  personne  depuis  son  investiture n’arrêtent pas de déplorer une mentalité qui prévalait et  a toujours  cours même de nos  jours), à propos d’une  corruption qui place notre pays  au 145ème rang mondial des pays les plus  atteints par cette gangrène. Dès les premiers pas des dirigeants du parti présidentiel HVM dans l’arène politique, la plus haute institution juridictionnelle de la République s’est  toujours  fourvoyée dans les  dédales de la  complicité partisane jusqu’à pondre un pacte de responsabilité sorti purement et simplement d’on ne  sait où.

Pour éviter au chef  de l’Etat le déshonneur d’une destitution inévitable, il a  fallu une  astucieuse intervention d’une Haute Cour Constitutionnelle dominée par  des  «hommes du président ». Depuis  que  ce régime  gère le pays, on se  trouve  tous  dans un  système où le statut  d’opposant n’existe que  vaguement  dans  des  textes  législatifs inapplicables dans la  pratique. Etat  de  chose  aggravé par quelques lois  liberticides  et  hautement inutilisables dans le sens  démocratique des  pratiques citoyennes. D’une  année à l’autre, l’urgence politicienne prendra le pas sur l’urgence  sociale et les  intérêts supérieurs  de la  nation. Ayant pratiquement  investi tous les  secteurs la  vie institutionnelle, les courtisans  du pouvoir se mettent à  verrouiller le Parlement, toutes les  administrations publiques, financières et les  juridictions des  tribunaux pour les mettre  au  service des intérêts privés. Malgré un large arsenal annoncé pour la lutte  contre la  corruption les observateurs  trouvent cependant que « ce  sont les  gros  bonnets du  régime qui  s’activent en  douce pour  faire prospérer » le pouvoir de l’Argent. Ils vont même jusqu’à préciser que «  la  sœur, le  frère et le  fils  du président trempent dedans et leurs faits ont  été  rapportés par la  presse.(…)Une autre  conseillère  spéciale a  été surprise à  Roissy avec une  valise  bourrée de 3millions d’euros, que les barons  se  livrent impunément au  trafic de bois précieux,  d’or,  des pierres précieuses,  de  bovidés,  de  tortues ».

L’évadé d’une prison de la capitale  devenu célèbre à cause des  accusations  devant la  presse parisienne trop fracassantes pour être prises  au  sérieux ira même jusqu’à faire monter  en épingle son  aventure  en  terre malgache avec des  révélations à prendre  avec  des  pincettes du  genre « j’étais  chargé de  nettoyer l’entourage du président. Je devenais gênant pour  certains  conseillers. J’ai  commencé et  je me suis retrouvé face à une  armée d’escrocs ! Des  escrocs qu’il n’hésite pas à  désigner : des  conseillers proches  du président,  au sujet desquels il  dit avoir  des  preuves les  incriminant dans  divers  trafics  comme le  bois  de rose, les  tortues  et la vanille… » Confronté à un pareil  embrouillamini, le commun des mortels est  bien  obligé de reconnaître que ces  tares nées  des activités illicites profitables pour les  nouveaux privilégiés de chaque  changement de  régime sont à  l’origine  de la  mauvaise  santé économique et  des  services publics. Et  si la population  en pâtit, il ne peut y  avoir d’autres  raisons. Que  dire  de plus lorsque le  respect les plus  élémentaires des obligations prévues par la  Constitution ne sont plus observées  et  respectées. Ne prendre  que les  cas  des interminables  turbulences  dans les  relations  entre les  institutions. Le plus  aberrant  est cette éternelle défiance  conflictuelle entre le pouvoir  exécutif et les  juges. Aux yeux des  habitants de  toute l’île, il  s’agit d’un véritable motif de casus belli visible  sur  toute l’étendue du  territoire  national. Ici  c’est un procureur que les  justiciables défient purement  et  simplement, là-bas  c’est un autre magistrat qui est manipulé par un député à la mauvaise  réputation parce  qu’en tant  que parlementaire, il  est le  facilitateur de manœuvres de  couloir inavouables auprès  de ses pairs. Puis voilà  qu’après  cette houleuse réunion du  Conseil Supérieur de la  Magistrature, la mise  en  accusation  d’un juge soupçonné d’on  ne  sait trop  quoi (principe du  secret  de l’instruction oblige à  taire le motif de l’inculpation et le limogeage d’un Procureur Général  de la Cour Suprême  sans tenir  compte des règles légales applicables  dans de telles procédures montrent une fois  de plus  au  grand soit l’absence de savoir-faire,  soit l’instrumentalisation  flagrante des  juridictions des  tribunaux. Il va  de  soi qu’au premier  abord, il semblerait  bien que la ministre  de la Justice garde  des  sots (pratiquement  corrompus) de la profession hors de la portée des poursuites  qu’ils méritent.  Résultat prévisible : toute la  corporation  se mobilise non pas  en  faveur  de  qui  que  ce soit, mais pour l’intégrité et l’Etat de  Droit. Un recours  auprès  de la Chambre Administrative  de la Cour Suprême a  été  déposé  hier par les  avocats de sieur Ranary Robertson Rakotonavalona. Affaire à  suivre et la  suite ne présage  rien  de  bon.             

         N. Razafilahy

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