La Gazette de la grande ile

Capacité de résignation: La limite est presque atteinte

Publié le 10 mars 2018

De nombreux étrangers s’étonnent de la capacité du Malgache à accepter son sort. Ils sont surpris que la population malgache ne descende pas dans la rue pour s’exprimer sur une amélioration de ses conditions de vie désastreuses. Le peuple malgache serait-il sadomaso au point d’aimer encaisser des coups sans broncher ?

La réalité est plus complexe. En prônant la tolérance, le pardon et la réconciliation, le Fihavanana (qui est gravé dans la Constitution) favorise l’esprit de résignation. Le régime profite de la notion de Fihavanana pour manipuler ses concitoyens. Ceux-ci n’ont pas le droit d’exprimer publiquement leur mécontentement, sous peine d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Quand ils finissent par descendre dans la rue, le régime recherche désespérément le compromis au nom du Fihavanana.

Il faut savoir qu’une partie de la population se résigne à accepter l’autorité de l’Etat. Elle évite toute forme de confrontation. Cette attitude arrange le régime qui se trouve conforté dans ses excès et insuffisances. Une autre partie de la population refuse de se soumettre à l’autorité de l’Etat. Elle a choisi de défier le régime. Dans cet esprit, certains individus privilégient la subversion. Ils sont plus efficaces lorsqu’ils agissent dans la clandestinité. D’autres préfèrent devenir des lanceurs d’alertes ou se rapprocher d’eux. Ils sont dans le vrai. Aujourd’hui, il est clair que le Fihavanana présente l’aspect d’un paradis perdu et que demain la capacité de résignation ne sera plus qu’un vieux mythe. Faut-il être pessimiste quant à l’avenir du Fihavanana ? Certainement pas. Bien au contraire. Valeur ancestrale, le Fihavanana peut rester une valeur moderne si elle s’inscrit dans une démarche dynamique d’éveil. C’est en ce sens qu’il faut comprendre l’injonction du Père Pedro : « insurgez-vous ! »

PN

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