La Gazette de la grande ile

Affaire Corsair: Y a-t-il eu corruption ou racket ?

Publié le 14 mars 2018

Défaut de communication ou assurance de Corsair que le refus du ministère des Transports malgache de renouveler son droit de trafic sur La Réunion/Antananarivo sera avant la date butoir du 31 mars prochain ?  Toujours est-il que des agences de voyage de la capitale continue de vendre la destination au départ d’Antananarivo sur un vol Corsair pendant la période Pâques, c’est-à-dire au-delà du 31 mars, date d’expiratioin de l’autorisation provisoire accordée à Corsair.  Si ce n’est donc un défaut de communication de ne plus vendre la destination sur un vol Corsair, c’est forcément une assurance de la compagnie.

Il est vrai que de par le passé, la DGAC (direction de l’aviation civile française) est hyper-puissante par rapport à son homologue malgache réputée manquer de compétences et d’expériences. Le principe de la réciprocité dans les accords évoqués par la délégation malgache à Paris ainsi que la question de souveraineté nationale évoquée dans le pays depuis que cette affaire est portée sur la place publique, semble néanmoins freiner les exigences de la DGAC qui soutenait à fond Corsair dans sa revendication. Quelle assurance dispose donc Corsair pour organiser sa pétition en ligne et surtout ses ventes de billets au-delà du 31 mars ?

Tant les entités concernées qu’au sein de l’opinion publique malgache, on se pose la question : y a-t-il eu corruption ou racket ? La qualification dépend de quel côté on se met : de la partie demanderesse ou de l’autorité de décision. La gravité des faits reste la même si jamais il y a eu corruption ou racket, des termes que certains pensent tout bas mais n’osent pas clamer tout haut sous risque de se faire poursuivre en justice pour diffamation.

Tout ceci traduit en fait le malaise qui entoure cette affaire. Vu la rigueur en France et le statut d’entreprise à vendre, Corsair ne se comporterait jamais comme Houcine Arfa même si on lui aurait exigé quelque chose. La seule voie pour faire taire cette suspicion sournoise reste donc l’autorité qui a délivré l’autorisation provisoire, le DG de l’ACM, Hames Andrianalisoa.  Ce dernier a le pouvoir de le faire en consentant à publier enfin les comptes de sa société parisienne Aero Safety & Environment Consulting. Depuis son accession à la tête de l’ACM, en 2014, M. Andrinalisoa dépose, en effet, les comptes de sa société avec clause de confidentialité, c’est-à-dire non consultables que par les seules autorités françaises. Cette société intervient dans le secteur aérien et a, entre autres, pour objet social l’activité « d’apporteur d’affaires ».  Qui sait si pour les nombreuses licences accordées à différentes compagnies aériennes, sa société dont il est le seul actionnaire, n’a pas conseillé les compagnies demanderesses moyennant évidemment des honoraires.  Cela s’appelle conflit d’intérêts qui est interdit partout où l’éthique est exigée, à l’OACI plus particulièrement, mais ce serait une bonne excuse pour James Andrianalisoa pour expliquer ses comptes si bien cachés. Un mea culpa qui le virerait de l’ACM tout en clôturant  pour de bon ce dossier épineux qu’est l’autorisation provisoire accordée à Corsair.

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