La Gazette de la grande ile

Hery Rajaonarimampianina : celui qui a trahi, trahira encore et sera trahi pour toujours

Publié le 14 mars 2018

Il s’agit d’un article que j’ai rédigé avant la Pâques 2016. Autant en profiter avant que ne sorte cette loi imbécile à propos de «l’aplanissement» de médias publics et privés dans le cadre des prochaines campagnes électorales, présidentielle de cette année 2018, surtout. Par ailleurs, un petit oiseau est venu me susurrer que l’ancien Premier ministre, Jean Ravelonarivo serait partant pour cette présidentielle. Le titre prend alors tout son sens, n’est-ce pas ?

Au jeu de la haute trahison, Hery Rajaonarimampianina doit s’attendre à un coup de boomerang qui risque d’être fatal à son devenir politique même. Quoi que disent et écrivent ses médiaboliques qui ne voient que la vie en bleu (Hvm) à Madagascar, étant payés uniquement pour çà. Bah, ils auront toute leur vie pour regretter. Cet article peut aussi s’intituler, comme promis: Autopsie d’un point de non-retour.

Après avoir renié le Mapar qui lui a permis d’accéder au pouvoir suprême, il espérait qu’il allait pouvoir développer le pays avec son seul savoir d’expert-comptable. Hélas, en violant l’article 54 de la constitution, en matière de nomination du Premier ministre, il a conduit ce pays dans un gouffre effroyable d’instabilités socio-économico-politiques et d’insécurité, en ce temps du retour à l’ordre constitutionnel.

Bien au contraire, c’est lui, ou plutôt son entourage par alliance, qui a rétabli le désordre constitutionnel avec la complicité d’un Jean Eric Rakotoarisoa, choisi président de la Haute cour constitutionnelle, qui ne perd rien pour attendre. Je reviendrai plus abondamment sur tout cela, que j’ai, d’ailleurs, déjà consigné dans les archives de « La Gazette de la Grande île » et de madagate.org. Pour le moment, parlons des relations implosives Rajaonarimampianina/Ravelonarivo. Et déjà, en attendant, (vrais) amis de Madagascar: révisez vos prévisions pour ne pas être confrontés aux très mauvaises « surprises » qui vont surgir de façon incontournable. Jean et Hery se connaissent depuis, au moins, une dizaine d’années. En effet, tous les deux -avec, en passant, le ministre d’Etat, Rivo Rakotovao-, sont membres du Rotary International «Ainga» Antananarivo, district 9220 depuis plus d’une décennie. Quelle est la devise du Rotary? « Servir d’abord » (Service above Self) et non se servir (soi-même). D’une manière globale, on entre dans ce genre de club de service en couple, avec cette conviction. Ainsi, Lady Josiane, épouse de Jean, est aussi rotarienne. Elle n’a rien à voir avec le CRA (Club des régentes affamées) car il ne faut tout de même pas mélanger les torchons et les serviettes, hein?…

C’est lorsque le rotarien Hery Rajaonarimampianina a été élu président de la république, et après avoir prêté serment, que les choses ont commencé pour lui, mais aussi pour la nation malgache toute entière. Je ne vais entrer dans les détails mais en se remariant avec une jeunesse, il n’a pas eu le temps -aveuglé par l’amour- de bien connaître celle qui est, désormais, la première dame malgache. Du coup, avec l’arrivée des copines de celle-ci, il s’est vu confronté à un monde différent de celui qu’il a fréquenté depuis. Que le monde entier soit content ou non, Voahangy X. et son club de coiffeuses ne font pas partie des membres de l’élite malgache formée et éduquée.

Et c’est bien là, la vraie racine du problème. Au fil du temps, celles que j’appelle les régentes affamées ont occupé le terrain politico-économique de l’ensemble du pays, en s’ingérant dans toutes les affaires d’un président qui a vraiment perdu pied. L’instauration, non inscrite dans la constitution, d’un «cabinet » pour la première dame, en dit long sur les visées de ces créatures. Elles vont se servir et se servir du statut de l’expert-comptable pour arriver à leurs fins. Dans la foulée, toute la famille « recomposée » s’y met aussi. Il n’y a pas un scandale de haut niveau où leur nom n’est pas cité: pierres précieuses, carrières, kidnapping, trafic de bois de rose et trafic d’influence, abus de pouvoir, etc. Référez-vous aux journaux de ces derniers mois. La nomination anticonstitutionnelle du Dr Kolo Roger -après trois mois d’attente ayant servi à corrompre nombre de députés « indépendants » et même Mapar- n’aura été qu’une parenthèse car celui-ci, après un temps de résistance, a fini par démissionner. Actuellement, en guise de récompense, il a été choisi sénateur dans le fameux quota présidentiel. Concernant la seconde nomination anticonstitutionnelle, et en nocturne, d’un autre Premier ministre, c’est l’ami rotarien Jean qui a été choisi. Un Jean Ravelonarivo qui venait de quitter le governorat rotarien 2013-2014, et qui avait déjà annoncé la couleur. Ci-après, extraits d’une interview du quotidien www.lemauricien.com après sa nomination, le 14 janvier 2015.

Vous êtes le troisième Premier ministre du huitième président élu de la République malgache. Vous avez fait carrière dans l’armée dont vous êtes un général de Brigade. Comment passe-t-on de l’armée à la politique active ?

–Mais je ne fais pas de la politique active. J’ai accepté le poste de Premier ministre pour servir mon pays tout comme je l’ai fait en tant que militaire. Je suis un général en activité appelé par le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, pour une mission bien déterminée: un combat pour éradiquer la pauvreté que subissent 22 millions de Malgaches.

Quelle est cette mission ?

– Comme je vous l’ai dit, éradiquer la pauvreté à Madagascar et réaliser la vision du président de la République qui est de faire de Madagascar un pays et une nation moderne et prospère. En d’autres mots, bâtir un nouveau Madagascar fort où existeront l’Etat de droit, la bonne gouvernance, la démocratie et la lutte contre la corruption.

Pardonnez-moi de vous poser la question de manière un peu brutale: est-ce que votre expérience militaire suffit pour faire de vous un Premier ministre ?

– Bien sûr que oui. En tant que pilote dans l’armée de l’air, on n’a pas de seconde à perdre quand la lampe rouge s’allume. Il faut alors prendre une décision rapidement. J’aimerais profiter de cette question pour parler du volet social de ma mission. Avant d’être Premier ministre, j’ai été gouverneur du Rotary international, dont l’idéal mis en avant est de servir d’abord. Par conséquent, je vais servir Madagascar et ses 22 millions d’habitants. Par ailleurs, je suis un opérateur économique membre de l’association des entreprises malgaches. Donc, je connais le côté social, le monde des affaires et je suis aussi un militaire. -Fin des extraits-

Mais au fil du temps, face au club des régentes affamées, il en a perdu jusqu’à la santé… Il avait, par ailleurs, annoncé une tolérance zéro, concernant la corruption ainsi que le trafic de bois de rose. Hélas… Nicole a fait sortir Bekasy, comme elle a fait monter à Antananarivo tous les inculpés dans le kidnapping de la malheureuse Annie et d’Arnaud. De son côté, Voahangy X. a fait limoger le directeur de l’hôpital HJRA parce que le Premier ministre y avait rendu visite au ministre de l’Intérieur, Olivier Mahafaly, subitement atteint d’une attaque dont-ne-sait-plus quoi. Et pour les nominations stratégiques, il faut passer par elle. Son président de mari est-il au courant de cela, au moins? SE SERVIR D’ABORD! La vie étant malicieuse voilà alors que survient l’affaire Claudine Razaimamonjy, la « number one » de ce club féminin très spécial qui, auparavant, avait organisé une campagne médiatique dénigrant ce Premier ministre rotarien mais aussi Général. Elles ont oublié ce «détail ».

La rupture est consommée en public, si l’on se réfère au comportement de l’un et de l’autre lors de la prestation du nouveau et inutile directeur général du Samifin. Ils se sont littéralement tourné le dos, sans s’adresser la parole. On n’apprend pas la diplomatie au Rotary? Et lorsque ce président mou comme un chiffon annonce que « la nomination d’un nouveau Premier ministre se fera comme l’arrivée d’un voleur, comme il l’est dit dans les saintes écritures » (« Io tonga ohatran’ilay soratra masina hoe: ho avy tahaky ny fiavin’ny mpangalatra, amin’ny fotoana izay maha-pety azy no maha-pety an’izy io »), enfer et damnation! C’est une inquiétude profonde qui s’installe dans tous les foyers (de tension). A force de fréquenter ce CRA, son intellect à lui a atteint le niveau au-dessous du ras des pâquerettes

Comment le club des régentes affamées va-t-il opérer, étant donné que Jean Ravelonarivo a averti qu’un général ne démissionne pas? Par ailleurs, selon le second alinéa de l’article 54 de la constitution, déjà maintes fois violée par Hery Rajaonarimampianina: Il (le président de la république) met fin aux fonctions du Premier ministre, soit sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement, soit en cas de faute grave ou de défaillance manifeste.

Et voilà comment est gouverné Madagascar, chers amis lecteurs. Un pays entièrement sous la coupe de quelques créatures qui ont envoûté un président de la république qui n’est même plus l’ombre de lui-même, mais un homme qui a des éclaircies momentanées ne lui permettant pas de revenir à la raison. Ben çà craint, même pour le sommet de la Francophonie les gars! Une implosion au sommet est imminente car, que Jean Ravelonarivo reste ou ne reste pas Premier ministre, l’ambiance est viciée, polluée et chacun attend l’autre au tournant.

Mon Dieu, à quoi çà a servi au président de la république de féliciter, par deux fois -et devant les partenaires techniques et financiers- les 200 jours du gouvernement Ravelonarivo pour, ensuite, le traiter comme un moins que rien par la volonté de créatures qui n’ont rien à voir ni à faire dans les affaires de l’Etat ? Ne parlons plus des manigances du parti Hvm. Bref, Hery Rajaonarimampianina est cerné de toutes parts et sa chute approche à une vitesse… inquiétante, tout cela ajouté aux problèmes d’ordre social promis d’être réglés mais jamais discutés réellement. Et ne rêvons pas du miracle d’une démission présidentielle. Même, si par… miracle Hery Rajaonarimampianina le voulait, le club des régentes affamées l’en empêcherait à tout prix et par tous les moyens. Car, jusqu’ici, il semble que tout peut s’acheter à Madagascar… Tout? Qui survira, verra. La trahison a un prix: Celui qui a trahi trahira encore et sera trahi pour toujours. Judas rôde dans les couloirs des palais d’Ambohitsorohitra et d’Iavoloha, mais pas ailleurs. «Tsy aty fa ao ihany ny tena hamadika ny namadika e ! ».

Voilà, Mesdames et Messieurs, sur quoi repose l’avenir de tout un pays, mon pays.

Jeannot Ramambazafy

 

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