La Gazette de la grande ile

EDITO: Quid du système assurant les ressources

Publié le 15 mars 2018

Les manifestations corporatistes sont révélatrices de cette ignorance impardonnable des fonctionnaires qui ont vocation à servir l’Etat et non à se servir de l’Etat (enseignantes-chercheurs SECES…). De ce point de vue, les fonctionnaires ne sont pas des salariés comme les autres. Si l’Etat demain lui dit « il faut travailler plus longtemps et vous serez moins payés car nous n’avons plus d’argent dans les caisses », les fonctionnaires doivent obéir… ou démissionner s’ils pensent trouver de meilleures perspectives dans le secteur privé. Obéir ou partir, tout comme un soldat. En ce sens, les fonctionnaires sont des « soldat du bien public » : ils doivent normalement agir par vocation. Bien sûr, si l’on veut attirer les meilleurs profils dans la fonction publique (et c’est bien ce qu’il conviendrait de faire dans le cadre d’une réforme globale de la fonction publique), il vaut mieux leur offrir les meilleures perspectives possibles, en salaire tout comme en qualité de conditions de travail. Mais cela implique aussi d’avoir la possibilité d’évaluer les individus et de moduler les rémunérations au cas par cas… Dans un processus similaire, la sécurité sociale prélève des charges sociales qui, en contrepartie, nous ouvrent des droits, à condition qu’il y ait de l’argent dans les caisses demain, ce que le principe de répartition ne garantit nullement, car encore faut-il avoir quelque chose à répartir. Or, si rien n’est fait pour équilibrer les finances de la sécurité sociale, alors demain les cotisations seront plus lourdes et nous aurons moins de remboursement. De toute façon, là aussi, les assujettis sociaux n’ont jamais signé aucun contrat leur offrant des options alternatives et des garanties.

Nous avons affaire à un monopole, ce que les gens n’ont pas compris dans le sens où ils veulent conserver leurs droits et leur pouvoir d’achat, mais en même temps, ils manifestent contre toutes les tentatives de réformes susceptibles d’équilibrer les comptes du monopole. Or, par définition, un monopole n’a aucune incitation intrinsèque à la bonne gestion. Si la dérive des comptes sociaux et publics ne sont pas endigués, alors les prélèvements s’aggraveront au détriment de l’activité économique du pays, du pouvoir d’achat et des capacités d’épargne des Malgaches, puisque des impôts accrus, fussent-ils déguisés ou « sans douleur », seront toujours prélevés sur le revenu des ménages. Finalement, voir des étudiants en colère contre les timides tentatives de réformes de l’université se joindre aux manifestations des cheminots accrochés à leur statut, témoigne du degré d’incompréhension qui rend toute discussion désormais impossible et improbable. Car on ne peut pas à la fois défendre un système de retraite fondé sur le principe de répartition, et dont la survie dépend notamment du respect d’un certain ratio entre la part des actifs et la part des inactifs dans la population totale, tout en maintenant un système de formation qui a pour effet de rendre inemployable une partie de la jeunesse de ce pays alors même que les entreprises peinent à trouver des gens motivés et qualifiés sur le marché du travail dans un nombre croissant de secteurs d’activité.

De tout ce qui précède, il est permis de se demander : qu’en est-t-il du système assurant les ressources dans le pays ?

Malalanirina

 

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