La Gazette de la grande ile

Affaire Corsair: La compagnie française se résigne…

Publié le 16 mars 2018

A partir du 25 mars, Corsair suspend sa desserte de Madagascar à partir de La Réunion. Telle est la teneur du communiqué de la compagnie aérienne privée française qui se résigne ainsi à se soumettre à la décision des autorités malgaches de lui retirer son autorisation provisoire entre La Réunion et Antananarivo.

Corsair n’a pas attendu la date butoir du 31 mars sans doute pour montrer aux autorités malgaches à quel point elle est respectueuse de leur décision, mais aussi pour mettre la pression sur la DGAC (direction générale de l’aviation civile française) sur « les incidences commerciales de cette mesure » qui l’oblige à rembouser les clients avec toutes les charges que cela implique.

Au terme de longues semaines de bataille intense avec Air Madagascar, Corsair n’abdique cependant pas. Elle « reste en attente des issues des négociations entre les aviations ciciles françaises et malgaches » et « la volonté reste de reprendre les vols régionaux le plus vite possible dès l’accord de l’Aviation civile malgache en ce qui concerne la liaison Antananarivo/ Réunion ».

Bref, Corsair reste optimiste et continue de vendre en ligne les dates du 8 et 15 avril prochains sur la destination. La question reste celle que nous avons posé depuis que ce litige a éclaté : sur quelle base la compagnie privée française repose-t-elle son optimisme ? A Paris, aucune décision n’a pu être prise car si la DGAC voulaite discuter du cas de Corsair sur la ligne La Réunion, l’ACM exigeait une discussion globale sur l’équilibre des fréquences entre la partie française et son homologue malgache.

Prévues à Antananarivo, les prochaines négociations risquent pourtant d’être délicates pour l’ACM et son directeur général, James Andrianalisoa. Sachant que les vols Paris/Antananarivo de Kenya Airways, Ethiopian Airlines et à la limite Turkish Airlines (Air Seychelles ayant abandonné) n’étant qu’un détournement de clientèle, la DGAC pourrait remettre en cause tous ces vols et se mettre d’accord avec la DGAC pourquoi James Andrianalisoa a donné des droits à ces compagnies.

On ne peut prévoir ce qui se décidera avec la DGAC, ce dont on est sûr est qu’Air Madagascar exigera aussi le plus logiquement du monde la révision des décisions de l’ACM. On devrait donc s’attendre à de nouvelles batailles entre Air Madagascar et Kenya Airways d’une part et Air Madagascar/Ethiopian Airlines d’autre part. La démarche est on ne peut plus normale pour Air Madagascar en plein démarrage de son redressement. Elle est préjudiciable pour l’image du pays qui ne tient pas parole alors qu’il ne cesse de faire appel aux investisseurs étrangers.  Comment les gens peuvent-ils venir quand l’autorisation à leur donner peuvent être enlevée à tout moment ? Le pire est que ce genre d’exploit vient d’un membre du bureau politique du parti présidentiel HVM et à la fois conseiller spécial du président de la République que ce dernier n’ose pas sanctionner, encore moins limoger malgré les flagrants délits de mensonge sur l’annexe B, la braderie des droits aériens malgaches et cette affaire Corsair qui a failli friser l’incident diplomatique entre la France et Madagascar si Air Austral n’était pas partie prenante dans l’affaire. Faut-il une affaire Kenya Airways, Ethiopian Airlines et autres pour le chef de l’Etat se résigne à dégager son ami James Andrianalisoa ?

Sa

 

 

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