La Gazette de la grande ile

chronique: Des troubles pour le report de la présidentielle ?

Publié le 16 mars 2018

Plusieurs  villages  des campagnes de Madagascar  sont à  feu  et  à  sang à  cause des  attaques  sanguinaires  et  cruelles  de quelques  bandes armées que les  responsables  étatiques bornés considèrent encore comme des malfaiteurs d’un  banditisme  rural. Dans certaines localités  d’une  certaine  importance  aussi, les agresseurs  font  couler le  sang des  pauvres  gens  sans  oublier d’emporter les  bestiaux  et les  biens matériels  de  ces  derniers. Dans les  grandes  villes  et  jusque  dans  capitale, les  truands à main  armée  font la loi, pillent  et  violent. Le mal  a atteint un  tel niveau  de  gravité  que  notre  collègue Jean  Riana n’a pas  hésité  de déplorer  dans  nos  colonnes « l’insécurité est  devenue le lot  quotidien auquel  doit  faire  face la population malgache. En  effet,  c’est  devenu un phénomène indissociable de la vie quotidienne des  citoyens malgaches en n’épargnant ni les  riches, ni les pauvres. (…) La Grande île a actuellement une réputation de pays peu  sûr où l’on risque de  se  faire  agresser  et  kidnapper  dans  chaque recoin. » Pour certaines personnalités vivant  dans le  confort de leur résidence officielle entourées de  gardes  de  corps,   ces malheurs n’arrivent  qu’aux  autres, il s’agirait de délires de  quelques journalistes  hargneux pour salir le pouvoir. Pour les  observateurs pertinents conscients de la gravité de la  situation qui prévaut  actuellement, c’est un grand malheur à l’échelle d’une  nation…

Il y  a quelques mois  déjà, embobiné par des  courtisans  qui,  au lieu  de lui  faire un  état  des lieux  véridiques  et  sincères sur les  réalités locales, le président  de la République  en  personne  était  amené à minimiser cet  état  de  chose au point  d’avouer dans un  discours officiel public avoir  «suivi avec amertume les étapes des démonstrations absurdes de celles et ceux qui véhiculent un pessimisme ambiant et qui veulent, à tout prix, rétrécir l’espérance de nos compatriotes(…) Et au lieu de participer, de travailler à bâtir cette Nation moderne et prospère tant voulue par le peuple, ils continuent à entretenir le doute et à verser dans l’incongruité encore plus mal venue ». Il était même convaincu que les  critiques  fondées avancées pour aider la recherche  des  solutions  adéquates aux problèmes  de la gouvernance  en  général  et  de l’insécurité aggravé par la corruption n’était que « des remises en question, les soubresauts liés à cette maladie infantile de notre démocratie ». Ce qui  est vraiment  dommage pour tout l’avenir de  ce pays que  des appréciations à courte  vue  d’une  cour de laudateurs tout juste  bon pour  crier  « hosannah » à tout moment tout en  refusant  de  voir  et  prendre  en  considération que cette  détérioration rampante de la conjoncture ne pourra  qu’entraîner  tout le pays dans un climat  de  trouble pourtant  évitable.

A  Tuléar, l’antagonisme  qui  s’installe  entre les  Antandroy d’un  côté et  en face les  Masikoro  et  les  Tagnalana aurait pu  trouver une  solution  acceptable pour les parties  concernées, malheureusement, au lieu  de penser « réconciliation véritable » avec l’aide de  ceux qui ont été adoubés officiellement  et  de façon légitime pour, dans  ce  régime d’amateurs habitués aux improvisations  stériles  et perverses  se  trompent de  cibles  et  de méthodes. Ce n’est pas parce  qu’on  envoie en  exil du  côté  d’Ihosy  que  des justiciables  convaincus  de ce  qu’ils  considèrent  comme  juste  qu’on  règle  un  contentieux  aussi délicat  que les  choses  coutumières dans une  affaire  criminelle. A Ranotsara, la hache  de  guerre  est  aussi  déterrée  dans une  lutte  fratricide  entre  Baralahy et Antesaka  de la région  voisine. Plutôt  que  de prendre le  taureau de la  violence par les  cornes  en laissant  faire ceux  qui en principe sont  censés être  capable de prêcher la  tolérance  en éleveurs voisins, quelque  part on  traîne les pieds pour se  décider à  laisser  agir les apôtres de la  paix…On se  demande même  qui  a  intérêt à laisser pourrir  de la sorte des rivalités  qui à la  longue pourrait  s’envenimer. Du  côté  du Maire  de  Malaimbandy  et  du  tristement célèbre député de  Mahabo, c’est la  guerre…C’est à  se  demander  si  quelque part des groupes d’acteurs politiques mesquins et  sournois auraient intérêt à  ce  que  d’un bout à l’autre  de l’île cette  atmosphère belliqueuse persiste  et  empoisonne les  relations entre  les  natifs  de  ce pays, à la  grande  joie  des envahisseurs étrangers  qui ne  demandent  rien  d’autre  que de profiter  d’une pareille occasion pour se livrer au pillage  des  ressources légendaires de Madagascar. Le  comble  c’est  que  d’un  côté  aussi, il n’est pas  à écarter que  des  esprits malveillants  cherchent à  ce  que l’élection présidentielle de  cette  année 2018 ne puisse pas  avoir lieu comme prévue. Pourquoi ? Allez poser la  question à ceux  qui  dans leurs  esprits  tortueux souhaitent jouir, jouir  et  toujours bénéficier  des prérogatives étatiques au profit  de leurs intérêts  égoïstes et  de la balance  commerciale des  étrangers envahisseurs qui les utilisent  et les manipulent à  fond. Il semblerait même  que la Banque  Centrale  serait infiltrée depuis  belle lurette par les  activités mafieuses  de  quelques partenaires  douteux. Il n’y a  rien  d’étonnant à  cela  quand on  voit le marché d’Anosibe inondé pratiquement par un  raz-de-marée  de milliers  de sacs  de  riz  en provenance  de l’Inde,  du  Pakistan  et de  Thaïlande  alors  que notre production locale  de  riz n’arrive plus à  faire  vivre nos paysans. Qui  en  vouloir  dans  ce  cas ? Les  aléas  climatiques ou les  affairistes nichés  confortablement dans les cabinets  de la Présidence  et des ministères ? Allons  donc, il ne  faut pas prendre les  enfants  du  Bon Dieu pour des  canards  sauvages. Il ne faut pas oublier surtout        que les fameuses  « palettes » dévoilées par Houcine, ce  corbeau évadé d’une prison de la capitale nous  réservent  encore des  surprises…

 

 

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