La Gazette de la grande ile

Elections 2018: Une crise arrangerait tous les trois !

Publié le 16 mars 2018

Jamais, on n’a redouté autant la résurgence d’une crise socio-politique dans le pays. La presse locale mais aussi internationale en parle depuis plus de deux ans déjà en évoquant de gros risques de crise politique dont le déclencheur serait la prochaine élection présidentielle. Les chancelleries s’inquiètent également de la situation. L’Union européenne vient même de lancer le projet PEV, Madagascar destiné justement à prévenir les conflits.

Il est vrai que toutes les conditions sont réunies pour une explosion sociale avec une corruption généralisée jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, l’insécurité et surtout la hausse du coût de la vie qui frappe la population jusqu’à son plat quotidien de « vary sy laoka » (riz et viande) devenu tout simplement hors de portée.

Des observateurs estiment d’ailleurs que si la population n’est pas descendue dans la rue comme par le passé, ce n’est vraiment pas la peur de voir arriver des aventuriers politiques, c’est parce qu’elle a tellement faim qu’elle n’a plus la force de manifester. Etayant cette observation, les manifestations survenues dans le pays en 1972, 1991, 2001 et 2009 se situent au bout de quelques années de croissance économique et d’un mieux être pour la population en général. Est-ce à dire que les performances du régime actuel ne suffisent-elles pas pour autoriser le pays à se permettre de manifester jusqu’au chaos économique?

En tout cas, « les indicateurs socio-économiques se sont dégradés et les institutions se sont affaiblies », souligne l’ambassadeur de l’Union européenne, Antonio Sanchez Benedito qui appelle « au dialogue et à la collaboration de tous les acteurs ». Le diplomate ne croit pas si bien dire en faisant cet appel seulement la volonté politique reste à trouver au sein des acteurs politiques.

Nos 3 Présidents se disent tous ouverts au dialogue. Mais chacun d’eux  ont un comportement manipulateur.et c’est ce qui explique leur manque d’empressement de s’asseoir autour d’une table. Chacun veut, en effet, avoir le maximum d’atouts entre ses mains. Hery Rajaonarimampianina est pour le moment le maître du jeu en étant le président démocratiquement élu en exercice. Il peut provoquer ce dialogue, mais il ne le fera pas que s’il est contraint à le faire. D’après des politiciens, seule une crise le conduirait à accepter des négociations qui arrangeraient aussi Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina.

Le premier est jusqu’à preuve du contraire interdite d’élection car condamné dans le cadre de la tuerie du 7 février. Tous les dossiers sur cette affaire aurait disparu au tribunal d’Anosy mais pour le régime, il reste condamné. Tous les moyens sont bons pour éliminer cet adversaire en puissance. D’ailleurs c’est lui personnellement qui est visé dans le projet de loi électorale exigeant le casier judicaire bulletin numéro 2 où figure tout le passé du candidat y compris. Enfin, les arriérés d’impôt de Tiko pourraient être un motif d’inéligibilité de Marc Ravalomama.

Le second risque lui aussi d’être inéligible en vertu de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui dans son article 25 aliéna 3 stipule : «les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat ».  Certains barons du régime Rajaonarimampianina espèrent recaler Andry Rajaoelina dans cette disposition qui lui a été déjà appliquée en 2013. Mais une telle démarche ne risque-t-elle pas d’impliquer aussi le chef d’Etat qui a intégré le gouvernement de transition bien avant la signature de la feuille de route ?

Hery Rajaonarimampianina ne pourrait cependant pas se contenter de manœuvrer à partir du palais, il devrait aussi penser d’ores et déjà à sa sortie car son régime ne sortira pas indemne de ce quinquennat avec les innombrables affaires survenues depuis 2014 pour ne citer que le gouffre dans lequel il a mis Air Madagascar avec près de 150 millions de dollars de dettes dont 88 payés grâce à un prêt auprès de la Deutsch Bank. L’intérêt pour lui est de se faire amnistier avec ses deux prédécesseurs car en cas d’échec aux élections qui n’est pas à écarter, le vainqueur ferait comme lui il a fait pour Marc Ravalomanana sinon pire. Mais peut-on parler d’amnistie sans crise ?

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