La Gazette de la grande ile

La nouvelle technologie aux élections: Sa crédibilité en question ?

Publié le 17 mars 2018

La mise en place desdites technologies (enregistrement et vérification biométriques, vote électronique, transmission en direct des résultats) est censée apporter davantage de transparence à des processus électoraux, mais est souvent contestée. D’un côté, la déshumanisation et la dématérialisation rendent impossible la corruption et la fraude et favorisent l’avènement du développement et de la démocratie. D’un autre côté, ces techniques ne sont pas neutres et qu’elles s’inscrivent dans des environnements politiques qui déterminent leur usage. L’enregistrement et la vérification biométriques des électeurs comme la transmission en direct des résultats requièrent des appareils sophistiqués et connectés. Dans les milieux urbains comme dans les campagnes, il arrive que, faute d’électricité, de réseau internet ou d’une maîtrise suffisante des tablettes et des scanners, des agents électoraux en reviennent aux listes électorales imprimées et/ou à la vérification des cartes d’identité. Alors là, on peut juger rassurant l’usage du papier. De plus, il remet en question la rentabilité de ces technologies au coût exorbitant. Il est permis de s’interroger sur la souveraineté de l’État et des citoyens qui abandonnent l’organisation de leurs élections à des acteurs privés. Dans la plupart des cas, l’adoption de la nouvelle technologie aux élections renvoie une image de la commercialisation. Précisément, le marché de ces technologies est devenu florissant, dominé par les entreprises européennes et sud-africaines impliquant de gros marchés opaques ceux relatifs à ces technologies. Cette impression pourrait susciter deux différentes réactions : il y a des acteurs politiques et des citoyens accordant leur confiance aux institutions électorales et dans ce cas, ces technologies peuvent faciliter ou consolider le processus. En cas d’existence  de la défiance, un simple dysfonctionnement technique, une imprécision de la législation voire un scandale de corruption pourrait conduire à la mise en cause de l’ensemble du processus. Bref, les nouvelles technologies électorales ne seront utiles que si elles sont vendues à des prix raisonnables et gérées par des experts locaux au sein d’institutions crédibles. Ce qu’il faut avant tout, ce sont des partis politiques en état de fonctionner, financés par l’argent public et capables de disséminer des scrutateurs sur l’ensemble du territoire. Il faut aussi des institutions électorales indépendantes, dirigées par des personnalités reconnues et travaillant sur le long terme. Pour le moment, elles sont essentiellement considérées comme des marchés juteux et/ou des solutions miracles qui évitent de poser les questions de fond, celle notamment du déséquilibre structurel entre les partis.

Recueillis par Malalanirina

 

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