La Gazette de la grande ile

Robertine Rabetafika: Elle déshonore les femmes et sa fonction

Publié le 17 mars 2018

Robertine Rabetafika a voulu empêcher aux journalistes l’accès à l’Assemblée Nationale. Elle les a copieusement insultés en disant qu’ils puaient des aisselles et qu’ils polluaient l’atmosphère. Puisque le civisme et la politesse ont disparu, on pourrait lui rétorquer qu’elle pue de tous les orifices. On pourra aussi lui répondre qu’elle s’asperge de parfum bon marché pour masquer qu’elle sent la femme négligée dont le vagin, infecté de maladies vénériennes, pue le poisson mort. Pourtant, on ne s’abaissera pas en répliquant de façon vulgaire aux propos odieux de Robertine Rabetafika qui est peut-être une épouse et une mère. Elle n’a pas fait preuve de la même délicatesse et de la même présence d’esprit à l’égard des journalistes lorsqu’elle a vociféré ses injures. Si certains journalistes sentent peut-être un peu la transpiration, c’est parce qu’ils gagnent leur argent à la sueur de leur front. Ils ne s’enrichissent pas en escroquant les gens ou en offrant leurs charmes. Dans le même ordre d’idées, les journalistes ne se livrent pas à des actes pédophiles, ni à des trafics de drogue et de bois de rose. Qu’elle le veuille ou non, Robertine Rabetafika devra supporter la présence des journalistes qui ont le devoir d’informer leurs compatriotes. Si elle n’est pas contente, elle n’a qu’à renoncer à sa fonction ou elle n’a qu’à venir à l’Assemblée Nationale avec une pince à linge sur les narines ou un masque à oxygène. Il faut bien que les journalistes informent la population de la réalité puisque de nombreux députés se gardent bien de rendre des comptes à leurs électeurs.

Aujourd’hui, la population se sent plus proche des journalistes et des lanceurs d’alerte que des députés et des sénateurs. Il y a donc bien une faillite de la démocratie représentative. Robertine Rabetafika n’est pas apte à comprendre ce raisonnement et ces concepts pour la simple raison qu’elle n’est pas capable d’aborder les questions de fond. Sa mission n’est pas d’assurer la police à l’entrée des séances de l’Assemblée Nationale, mais de formuler des propositions de lois et d’amendements. Elle n’a qu’à réserver son éloquence de fille de joie aux questions orales posées au Gouvernement. Si on appelle Robertine Rabetafika par son nom, mais non plus par son titre, c’est parce qu’elle ne mérite plus de porter le titre de « Député de Madagascar.» Le fait qu’elle ne se soit pas spontanément excusée est bien la preuve qu’elle n’est pas à la hauteur de sa fonction. Elle s’est excusée beaucoup trop tardivement. Peu instruite et mal éduquée, elle croit tenir sa revanche sur la vie en méprisant les autres, mais elle se trompe. Elle va apprendre à ses dépens qu’insulter les gens en public n’est pas sans conséquences, surtout lorsqu’il s’agit de journalistes. Etait-elle ivre d’alcool, de drogue ou de haine au moment des faits ? Ses mots ont-ils dépassé sa pensée ? En tout cas, ce n’était pas de l’humour de sa part, mais plutôt un délire hystérique ou un cri du cœur. L’hystérie se soigne bien depuis Charcot, Sigmund Freud et Josef Breuer.

Les bonnes manières, ça s’apprend. Notre journal est prêt à offrir gratuitement des cours accélérés de savoir-vivre à Robertine Rabetafika. Caricature d’elle-même, cette femme qui confond la franchise et la bêtise est l’exemple vivant des arrivistes complexés qui ne supportent pas le pouvoir. Elle ne fait honneur ni à son ancienne famille politique (VPM-MMM), ni à son parti actuel (HVM). Ses propos délirants qui traduisent un manque de maîtrise de soi, déshonorent également les femmes en politique, quelques jours après la journée de la femme. En fait, Robertine Rabetafika est une pauvre femme perdue. Elle se raccroche au HVM en faisant preuve d’un zèle désespéré alors que c’est un parti en déclin qui préfèrera soutenir un autre candidat issu de la circonscription électorale d’Isandra lors des prochaines élections législatives. Robertine Rabetafika a eu son quart d’heure de gloire, mais elle n’a pas compris que son mandat électif est à l’image du HVM : il ne fait que passer.

Folojaona

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