La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: S’accrocher ou lâcher prise ?

Publié le 20 mars 2018

La  grande  question  qui  se pose  actuellement n’est plus  de savoir lequel de  ces prétentieux  qui annoncent  déjà la  couleur ou qui se déclarent candidat de l’espoir (de devenir calife à la place du calife) ou du  désespoir de se voir mettre les  bâtons dans les roues. Alors qu’il rêve  de  redevenir  celui qui n’a pas  su rester (c’est-à-dire homme de pouvoir de fait et président par effraction toujours). Le DJ  qui tient encore  absolument  à endosser la  toge d’un homme politique avec l’étiquette « politiquement  correct » qu’il n’a pas pu avoir  durant la Transition s’imagine qu’après la foule d’Ambilobe les bulletins viendront  remplir les  urnes. C’est  vraiment mal  connaître les  électeurs de l’arrière-pays qui n’ont rien des  citoyens  arriérés qu’on peut acheter à coup de billets de  banque. L’esprit de  feu le Pr. Albert Zafy veillera toujours à ce que les gens se souviennent les dénonciations à propos des trafics en  tous genres et des rondins de bois de rose faites  de  son  vivant et qui sont restées lettre morte  entre les mains  d’on ne  sait plus  quel procureur de l’époque. Il se  retournera sûrement dans  sa tombe si parmi ses partisans des moutons de Panurge aillent soutenir le chef d’un  régime putschiste qui avait osé le sacrilège de donner des ordres pour étouffer le Prof sous des nuages  de lacrymogène. Ici-bas, pour  quelques liasses suffisamment épaisses, certains disciples de l’homme au chapeau de paille peuvent ne  pas se  souvenir des  faits historiques farfelus d’Antananarivo, de Maputo, d’Addis-Abeba et d’autres  capitales  africaines  mais lui, l’homme de la Villa Franchise, là où il se trouve, il n’oubliera jamais les caprices friponnes d’un Andry  Rajoelina qui pour un oui pour un non, boudait comme un  enfant à  qui on refuse de donner un jouet…

Pour le président sortant, son sort se  trouve  résumé dans cette phrase qu’il  avait lui-même prononcé au début de cette année qui marquera la fin de son mandat: « L’exercice  d’un mandat public ou électif ne doit pas constituer une opportunité d’enrichissement personnel,  encore moins d’une  augmentation substantielle du patrimoine,  et  ce au  dépend  du peuple. » Lorsque la même personnalité ajoute par la même occasion : « Ce n’est qu’en  respectant strictement cette discipline que nous pourrons demander à nos concitoyens de mettre leur  énergie au  service de la nation.» Encore un  autre  vœu pieux à ajouter à tant  d’autres qui ignorent tout  de la valeur de la « parole donnée… » Et c’est bien  ce  type de  double, voire triples langages suivant les  enjeux à obtenir par  tous les moyens qui a conduit son  équipe de campagne à ne plus  rien  respecter. Jusqu’à se conduire comme des princes  régnants dans un véritable système proche du pouvoir monarchique avec ses favoris et ses  favorites, ses courtisans et aussi ses spadassins chargés des  basses besognes et bien  entendu le chœur pour chanter des laudateurs pour les louanges du souverain en place. Et c’est à cause de  cette conduite des  affaires étatiques ubuesques  et  digne d’un passé révolu que l’oligarchie en place est mal placée pour prétendre  conduire le fondateur du parti présidentiel vers la conquête d’un second mandat (perdue d’avance à  cause des milles  et une déception et autres couleuvres politiciennes que la population n’arrive pas à avaler).

Les valets et patentés du  régime auront  beau embobiner les  badauds au cours des  rassemblements populistes festives aux couleurs du parti HVM  au  grand scandale des  personnalités prétendantes bloquées par  des dispositions légales  scélérates, coercitives  et au service des hommes  en place, l’opinion a déjà choisi son camp. Sans recourir aux pronostics des sondages hasardeux le futur rédempteur d’un pays qui «  a  toutes les  ressources nécessaires pour devenir une puissance économique de premier plan… » attend sagement que sonne l’heure de la révolution des mentalités (annoncée par Rainijaonary ce moderne prophète qui, pour le moment prêche encore  dans le désert) pour le sortir des  urnes à la grande surprise de ceux qui n’ont pas  su saisir la chance d’être les artisans de l’émergence réelle de Madagascar débarrassés enfin de tous ces profiteurs opportunistes et des fourberies politiques cupides des laquais des intérêts de l’ étranger. Telle qu’elle se  présente la situation du  climat politique  en  général, il ne fait plus  de  doute qu’en comptant avec les avantages des lois organiques sur mesure en faveur des dirigeants (bien  entendu), l’actuel président de la République peut  encore jouer la carte de l’obstination à  vouloir s’accrocher à un pouvoir qui est  en  train de lui échapper. Jusqu’à  quand, lorsqu’ autour de lui, les prétendants à  sa succession, même dans les  rangs du HVM se  cachent à peine. Sans  compter les «  judas » qui, pour 30 raisons valables  et  égoïstes  sont « en  embuscade au portillon d’Iavoloha » prêts à rejoindre le meilleur parti ? Certains analystes exagèrent au point d’ appréhender même un énième plagiat qui pourrait déboucher par une sortie par la petite porte dans le style François Hollande (au  cas où le report forcé de l’élection présidentielle ne serait pas réalisable en  raison d’on  ne  sait  quel prétexte de « cas  de  force majeure » facile à évoquer à partir de toutes ces  séries de  troubles  qui ensanglantent les régions lointaines). Qui parmi nous peut dire exactement ce qui passe actuellement à Toliary,  la rivalité belliqueuse entre Antesaka de Befotaka et  Baralahy de Ranotsara ? Qui peut nous  dire exactement aussi pourquoi, il  semble qu’on laisse pourrir de telles situations ? Qui peut nous  garantir qu’avec un tel climat de  terrorisme ambiant, une élection présidentielle « crédible et transparente » pourrait  se  dérouler normalement, alors que certains n’oseront pas  se  risquer de prêcher la bonne parole dans des endroits pareils ? Voilà des  questions pertinentes qui incitent  n’importe quel observateur à  faire preuve d’un pessimisme de  bon aloi. Ceux  qui  détiennent le pouvoir ne  seront  sûrement pas  de  cet  avis… Libres à  eux de  nous traiter de donneurs  d’alerte aux « aisselles puantes »…On  aura eu au moins la décence de n’avoir tirer que des  sonnettes  d’alarme plutôt que de préférer entendre ou attendre  sonner le glas dans nos  campagnes !

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