La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Député en délires et débats au ras des pâquerettes

Publié le 21 mars 2018

C’était « vraiment, vraiment » la pagaille à Tsimbazaza hier, lors de la séance plénière pour l’examen des  travaux de  commissions sur le projet de loi organique concernant les prochaines élections du président de la République et  des parlementaires. Il fallait être présent là pour croire que des incidents de ce genre puissent avoir lieu dans le palais de la Démocratie. Comme la confiance  ne  règne plus entre parlementaires à  cause de  ces habituelles  suspicions de prostitution politicienne qui entourent les  débats   précédant les  votes pour l’adoption  finale des projets de  textes, parce que la séance prévue pour 10 heures  du matin n’a pas  eu lieu à l’heure fixée par l’ordre du jour, une partie des locataires de Tsimbazaza a très mal pris ce retard imposé par on ne sait et pour on ne sait pourquoi au juste. L’ambiance était très électrique jusqu’à ce que le Président du Bureau Permanent ouvre la séance dans l’effervescence de ses ouailles irritées  et très montées

Simples  soupçons ou manœuvres de couloirs avérées, les remises supposées  de  quelques  sommes (évaluées par les  rumeurs avec  des  chiffres précis) dès le début des  débats avaient provoqué  dans les  rangs  des groupes parlementaires Mapar, TIM et quelques parlementaires indépendants, des attitudes  franchement hostiles vis-à-vis du gouvernement et des élus pro-HVM. Comme une traînée de poudre, les rumeurs les plus folles avaient envahi tout le périmètre de l’Assemblée Nationale sans que personne ait pu fournir ne serait-ce qu’un  début de preuves  sur  ces prétendues  espèces  sonnantes et trébuchantes offertes en  douce afin  d’amener des  députés à favoriser l’adoption du projet  de la  loi  organique avec une majorité requise  de 76 voix pour… Et  c’est  dans cette  ambiance peu favorable à un vrai dialogue parlementaire dans un  esprit démocratique que les échanges de petites  phrases assassines, d’invectives à la limite de l’insulte, que les parlementaires ont passé toute la matinée  d’hier avant  de  se décider à adopter une  suspension  de séance pour calmer les  esprits, surtout  que le ventre  vide n’était pas un bon  conseiller. Charge à tout ce bon monde de se revoir 90minutes plus tard pour reprendre les  débats.

C’était  au cours de  cette petite  récréation qu’entre temps les langues se  sont  déliées pour qu’apparaissent les réels objets des antagonismes entre les  députés. Parce qu’en réalité, antagonismes, il y  avait ! Disons plutôt que les recherches  de la suprématie des intérêts que les uns et les  autres  représentaient, étaient à l’origine de ces affrontements des idées provoquant jusqu’à l’exaspération les interventions lors des débats. Visiblement d’un côté, le contenu des  amendements apportés par les membres  de la  commission juridique et les suppressions  de quelques  articles du projet de la loi organique n’étaient  que  des  prétextes visant  en tout  et pour tout que la légalisation des garanties de  ceux qu’ils désignaient à mots couverts comme étant leurs patrons et l’élimination des  risques qu’il  faut éviter à  ces  derniers. Mille mots, mille  discours, les objectifs  des parties qui s’affrontaient pratiquement avec  des arguments et des mots très durs à entendre (prêtes même à se crêper le  chignon) tournaient autour des prétendants à la succession de Hery Rajaonarimampianina. Tout le reste n’était que joutes oratoires pour les intérêts précis de Marc Ravalomanana  et d’Andry Rajoelina. Deux noms dans les esprits et qu’aucun  des orateurs n’osait prononcer ouvertement… Dans les  camps de  ceux qui faisaient preuve d’une hargne partisane non  dissimulée, la crainte d’adopter un  recueil de  textes  d’une loi organique hautement  favorable à « l’émergence » d’une victoire pas du tout, du tout souhaitable du président sortant pour les  élus du Mapar et du TIM. Mais le cauchemar commun de ces opposants de facto du  fondateur d’un parti HVM, qui n’avait aucun député à  Tsimbazaza, était-ce qu’en face on désignait pudiquement comme une « régulation  de la transparence) » des  fonds de  financements  des  candidats. Mais, il y  a aussi  cette épée de Damoclès qui pourrait changer le cours des ambitions d’un Marc Ravalomanana avec ses mille  casseroles d’un passé pénal auquel s’ajoutent les retombées négatives  des grandioses  fraudes fiscales à  son  actif. La menace de blocage sérieux de la  nouvelle législation à l’endroit d’Andry Rajoelina est plus  que jamais un motif de contestation très dur de la part de ses partisans en ce  qui concerne l’adoption de cette loi organique de tous les dangers pour la participation à la course à la présidence pour les deux candidats que craint le plus le parti présidentiel HVM dépourvu d’un  socle de bases territoriaux crédibles, mais soutenu à coup de milliards d’Ariary pour la prochaine campagne électorale. Et c’est une ambiance  dominée par cette mentalité de  la basse politique au service d’un culte de personnalité qui n’a rien à voir avec les intérêts supérieurs de cette nation. Les souteneurs de R8 et de l’ancien chef d’une Transition de  putschistes ne  rêvent que d’un retour de l’un  afin  de  revivre l’Age d’Or de l’utilisation  des prérogatives  étatiques au profit de son empire industriel et du temps des trafics  en  tous genres pour l’enrichissement illicites des parrains de la Révolution Orange et des nouveaux  riches  des exportations illicites  des  bois  de  rose,  de l’or et de  toutes les précieuses  ressources de notre île. Si un jour où on ne sait plus  quand,  cette loi organique qui a soulevé tant de passion sera  adoptée, il faut toujours se  souvenir que « l’hirondelle ne  fait pas le printemps » et que ce n’est une nouvelle loi très controversée surtout,  qui pourra nous  éviter une crise postélectorale inévitable. Et pour  cause, mettre la  charrue  avant les  bœufs n’a jamais  été la meilleure condition pour obtenir des  bons  résultats ! Qu’avons-nous fait de ces bonnes intentions qui dictaient la réconciliation comme préalable à une bonne  gouvernance capable de conduire vers  une élection présidentielle « crédible et transparente » acceptée par  tout un peuple ?

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