La Gazette de la grande ile

Edito: Inefficacité de la politique de l’emploi

Publié le 23 mars 2018

Le taux de chômage chez les jeunes Malgaches reste encore élevé. En effet, les derniers chiffres à ce sujet montrent que près de 13% des jeunes Malgaches sont encore victimes du chômage et seul 15% ont pu transiter vers un emploi stable. Les chiffres émanant  de l’Organisation Internationale du Travail montrent que le taux de chômage sur l’ensemble de la population à Madagascar n’a cessé de croître depuis 2012 en passant de 1,3% à 2,4% en 2017. Si aucune mesure n’est prise, il est certain que la situation s’empirera encore.

L’inadéquation des offres avec les demandes de travail dans la formation de nos jeunes demeure l’une des principales causes de cette hausse du taux de chômage. Les formations qu’on dispense aux jeunes dans les enseignements supérieurs ne coïncident pas toujours avec les postes disponibles sur le marché du travail. La conséquence est que de plus en plus de jeunes même diplômés, se retrouvent sans emploi ou en situation de sous-emploi. En outre, en l’absence de métier correspondant à leurs formations, les jeunes se résignent à exercer un autre travail qui n’a aucun rapport avec leurs formations. Cette situation affecte réellement ces jeunes dans la mesure où ils n’ont généralement pas la pleine compétence d’exercer le métier. Pour ceux qui ne sont pas diplômés de l’enseignement supérieur, les difficultés ne font qu’empirer. Pour ceux issus de formations professionnelles, le manque d’expérience reste un blocage faisant que les employeurs sont toujours réticents à les embaucher. Cette expérience ne s’acquiert pourtant qu’après plusieurs années d’exercice de la profession. La situation s’avère plus compliquée pour ceux issus de l’enseignement général.

Aucune spécialisation ne leur est attribuée. Leur insertion dans le monde du travail devient de plus en plus difficile. Il n’y a donc d’autre solution que l’adaptation des formations dispensées à nos jeunes de manière à répondre au mieux aux attentes du marché du travail local. A cela s’ajoute la nécessité d’entamer un programme plus efficace destiné à améliorer l’expérience professionnelle des jeunes diplômés, pouvant impliquer une réforme de notre système éducatif afin de permettre à nos jeunes d’avoir un premier aperçu de leur orientation professionnelle dès le secondaire. Une révision des programmes scolaires dont certains datent encore de la première république doit être entreprise pour répondre aux véritables attentes de notre société actuelles et des emplois encore exploitables à Madagascar pour éviter le gaspillage de main d’œuvre. Les semblants de mesures prises par les autorités concernées n’ont jusqu’ici apporté aucun résultat probant permettant de juger de leur efficacité.

Manou R.

 

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