La Gazette de la grande ile

REGARDS CROISEES: Quand la pauvreté pousse les enfants à mendier, à se prostituer ou à travailler …

Publié le 26 mars 2018

« Même un enfant sait que la vérité peut être utilisée à des fins trompeuses. » Paul Auster

Les faits, tristement, divers rattrapent la réalité à Madagascar en projetant une lumière glauque sur la situation de ces enfants et de ces jeunes adolescents livrés à eux même dans un monde de  mendicité, de  prostitution et du travail. Sophie Lionet avait 21 ans, jeune adulte bénéficiant d’un soutien familial , mais elle n’a pas réussi à se protéger des prédateurs de l’exploitation. Comment dans ce cas, des enfants âgés de 5 à 17 ans, livrés à leurs employeurs, leurs souteneurs ou leurs “protecteurs” – orphelins, avec des parents isolés, en situation de précarité donc en situation de vulnérabilité extrême –  puissent se protéger ou se libérer de leur triste sort ? Car à Madagascar, le travail des enfants et l’exploitation des enfants sont toujours parmi les problèmes les plus graves, problèmes que les gouvernement successifs n’ont pas réussi à éradiquer depuis la ratification le 4 octobre 2001  de la Convention n° 182  entrée en vigueur le 19 juin 1976. Point n’est besoin de statistiques et d’études, la réalité nous rattrape à chaque coin de rue, à chaque heure de la journée, à chaque jour de la semaine. Pourtant,  il est avéré que le travail et l’exploitation des enfants les affectent et les empêchent de jouir pleinement de leurs droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et le droit d’être protégé contre toute forme d’exploitation et d’abus. L’impunité reste la règle à Madagascar. Certes aujourd’hui, le système judiciaire du pays comprend la loi sur l’adoption, le mariage, le trafic d’enfants, le tourisme sexuel et l’enregistrement des naissances ; mais les droits des enfants sont loin d’être respectés, les enfants sont loin d’être protégés. La maltraitance et la violence contre les enfants, l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales et le travail des enfants restent quelques-uns des principaux problèmes de protection auxquels sont confrontés les enfants du pays. L’Etat de Droit est loin d’être une réalité et les pratiques néfastes, traditionnelles ou pas, ont lieu sans que le gouvernement ne s’engage clairement et fermement pour éradiquer efficacement et durablement cette exploitation. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le gouvernement reste dans les déclarations d’intention, dans les réalisations « vitrines » pour ne pas déplaire ou provoquer l’ire, donc bloquer les fonds d’aide, des organismes internationaux ou des pays partenaires. Le pouvoir était bien présent le 21 novembre 2017 à Tanjombato, American Center, pour assister  et participer au débat sur le thème : “Développer Madagascar par l’éradication du travail des enfants”.

Je cite Razafindrazily Zananesy qui met le gouvernement face à ses responsbilités : «  c’est la volonté des dirigeants qui fait défaut « il faut reconsidérer la priorité des actions. Tous les ministères concernés directement par le problème (Justice, Population, Sécurité publique et Santé) doivent avoir un budget suffisant pour des résultats palpables ».

En 2016, le gouvernement s’engage enfin à « réaliser une recherche sur les violences faites aux enfants à Madagascar afin de complémenter l’enquête nationale sur les objectifs du millénaire pour le développement » avec l’UNICEF. « Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde, classé 154e selon l’Indice du développement humain. Dans ce contexte de grande pauvreté, couplé au déclin économique, la détérioration des services sociaux et un état de droit affaiblit, les enfants malgaches souffrent de nombreuses violences, d’abus et d’exploitation. C’est pourquoi l’UNICEF a mis en place un programme de coopération avec le gouvernement de Madagascar avec comme objectif principal de renforcer le système de protection de l’enfant. Dans le cadre de ce programme, l’IBCR, en partenariat avec l’UNICEF et le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme de Madagascar s’est engagé à réaliser une recherche sur les violences faites aux enfants à Madagascar afin de complémenter l’enquête nationale sur les objectifs du millénaire pour le développement. » Rappelons, par ailleurs, que cet organisme est présent sur le territoire depuis trente ans déjà.

Nancy Razanatseheno

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