La Gazette de la grande ile

Pour une indemnisation de Madagascar par la France (118ème partie)

Publié le 27 mars 2018

Une nouvelle commémoration de l’Insurrection de 1947 se prépare avec son lot de discours patriotiques et de fêtes populaires. C’est l’occasion pour notre journal de relancer le débat, délaissé par tous, à propos de l’indemnisation de Madagascar par la France. Le 10 mai 1947, l’écrivain et Prix Nobel Albert Camus a pointé du doigt la répression française à Madagascar, en ces termes : «Nous faisons ce que nous avons reproché aux Allemands de faire ». Quand on connaît les horreurs commises par l’occupant nazi, on mesure les atrocités perpétrées par la France coloniale à Madagascar. Ce préjudice mérite réparation. En 2008, l’Italie a promis de verser 5 milliards USD étalés sur 25 ans à la Lybie au titre de réparation pour la colonisation. En 2013, la Grande-Bretagne a payé 23,4 millions d’euros au Kenya pour les victimes de la répression coloniale. En 2014, la France s’est engagée à payer 60 millions USD aux victimes de la déportation par les Nazis. Depuis une décision inédite rendue par le Conseil Constitutionnel le 8 février 2018, le gouvernement français va indemniser les victimes algériennes et les descendants de victimes algériennes, mortes ou blessées en Algérie entre 1954 et 1962. On ne peut que féliciter les activistes algériens pour leur courage et leur persévérance. Quand aura lieu l’indemnisation de Madagascar par la France pour les massacres commis dans la Grande Ile en 1895-1896, puis en 1947-1948 ? Ces périodes sont bien antérieures à celle retenue pour le dédommagement de l’Algérie. En toute logique, les Malgaches devraient être indemnisés avant les Algériens. Lors des allocutions d’usage du 29 mars prochain, les hommes politiques malgaches oseront-ils élever la voix pour dénoncer cette discrimination ? Oseront-ils asséner leurs quatre vérités à l’Ambassadeur de France à Madagascar ? Lorsque des islamistes expriment leurs revendications avec force et défendent leur idéologie avec violence, la France contemporaine condamne leur attitude en évoquant le radicalisme et le terrorisme. Cependant, pour asseoir son autorité sanguinaire, la France coloniale a utilisé des moyens radicaux et terroristes rappelant les pires heures du nazisme.

Fabrice et PN

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