La Gazette de la grande ile

L’art de compliquer les derniers jours d’un mandat

Publié le 03 avril 2018

Déjà que dès les premiers pas de ce virtuel parti présidentiel dans l’arène politique, tous les faits et gestes de l’équipe au pouvoir avaient eu lieu sous le signe de la poisse la plus totale. Des successions de situations très ambigües suivis d’évènements explosifs et à caractères pas très honorables ont permis aux détracteurs de ce régime de casser des morceaux de sucre  sur le dos de tous les dignitaires et leurs proches sans exception  mêlés à  des affaires délictueuses domestiques et aussi hors frontières.

Snobé par Andry Rajoelina, le groupe TGV et consorts la candidature du fondateur n’a pu être pris en considération qu’en tant que substitut de dernière heure des docteurs Roger Kolo et Jules Etienne écartés de la course à la présidence dans des conditions assez surprenantes. Soutenu du bout des lèvres durant une campagne électorale sous le signe d’un chantage permanent, le porteur du dossard N°3, l’aventure de l’actuel  premier président de la 4ème République a failli tourner au désastre sans les inexplicables ratés du Dr Jean Louis Robinson et surtout les coups de pouce provinciaux d’une passionaria que l’opinion connaissait à peine avant de devenir l’actuel bouc émissaire comme l’âne à la place de tous animaux du pouvoir malades de la peste de la fable de La Fontaine (« sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l’herbe d’autrui ! Quel crime abominable ! ». Malgré les engagements sans faille pour assurer des appuis de votes conséquents afin d’assurer la victoire que l’on sait, Claudine Razaimamonjy sera sacrifiée sur l’autel impie et hypocrite d’une lutte sélective contre les mauvaises pratiques financières destinées uniquement à tromper l’opinion internationale. Ce faisant, le système espérait mettre la nomenklatura à l’abri de la désapprobation des partenaires techniques et financiers. Dans la chronologie des faits les nominations suivies de changements de Premiers ministres  à grands bruits, aggravés par un Bureau Permanent couleur Orange finiront par entraîner des tentations de motions de censure et une requête en vue de la destitution du président de la République. Démarche hâtive, complotée par une opposition frileuse manipulée en ordre dispersé, qui tourne court grâce à une bouée de sauvetage lancée de justesse par l’institution d’Ambohidahy. Au nom d’un pacte de  responsabilité puisé dans l’arsenal juridique des astuces politiciennes qui débordent des attributions institutionnelles d’une Haute Cour Constitutionnelle tendancieuse. De fil en  aiguille le régime enregistre jour après jour les bourdes et les bavures les plus condamnables telles que l’incendie de tout le village d’Antsakabary à titre de représaille, les soutiens occultes à des accaparements des propriétés foncières et ce recrutement regrettable d’un individu pas du  tout recommandable au sein du premier cercle du pouvoir…La liste de l’inventaire de couacs qui aurait pu être évités serait trop longue et fastidieuse, tellement la bêtise des initiateurs est trop flagrante. A l’heure où vous lisez ces lignes, les échos de frasques des exagérations politiciennes de Mahajanga sont toujours diffusés en  boucle par tous les médias. Les commentaires pas très élogieux sur les sanctions prises à  cause du passage d’un « has been » à Ambilobe occupent encore les  esprits, voilà que, comme pour donner à un individu l’importance et le charisme qu’il n’a plus, les autorités locales  avec en  renfort le mauvais souvenir de l’usage d’un NOTAM, on crie « Au loup !» une fois de plus. L’insécurité a seulement besoin de mesures préventives  efficaces pour la protection des biens et des personnes. Avec des opérations préalables  dans ce sens, les malfaiteurs ne peuvent plus agir et s’ils persistent, ils sont très vite neutralisés par une répression déjà ciblée. On n’a pas besoin des talents et des moyens technologiques des agents du  FBI pour cela. Hélas, par crainte d’une déstabilisation épouvantail imaginaire, depuis le pouvoir central jusqu’aux petits fonctionnaires sur le terrain, tout est  prétexte pour verrouiller la liberté de pensée en vue de servir la pensée unique en  faveur de la réélection d’un président sortant qui n’a que peu  de chance pour drainer des  votes favorables. Rien qu’à cause des excès de zèle de partisans plutôt grandes gueules que crédibles pour convaincre des électeurs. En se conduisant comme ils font en croyant tenir le bon bout, les grosses légumes de la République vont tout droit au  devant d’un échec certain, parce qu’en  réalité, ils donnent à celui qu’ils veulent démolir une notoriété  qui finira par jouer en faveur de ce dernier…Quoi qu’il  en soit, il y a lieu  de reconnaître que le ver est dans le fruit. Avez-vous  entendu parler de cette virée du Number One du parti HVM (Rivo Rakotovao, président du Sénat) dans l’Androy ? Boycotté par un député caméléon, le voyage officiel n’a pas eu l’impact attendu auprès de la population locale. La semaine dernière le même parlementaire récidive et en public  au cours d’une manifestation officielle, il refuse de  donner la parole au ministre Paul Rabary (alors que tous les  enseignants du coin étaient mobilisés pour l’occasion). C’est pour vous dire que lorsqu’un élu local ose clamer devant des personnalités de rangs de ministres qu’il «détient la clé » de toute une région, il outrepasse ses attributions et sa vocation de député de Madagascar. Annoncer d’ores et déjà qu’il peut refuser à  qui il veut la liberté de circuler ne présage rien de bon pour la campagne de l’élection présidentielle de la part d’un ancien maire réputé pour avoir bradé des terrains communaux pour pouvoir se construire un véritable palais ensuite. Pendant ce temps au Paon d’Or à Ivato,  quelques députés seraient mis en condition (logés, nourris  et qui sait…) en prévision des votes d’adoption d’une loi organique qui fait tant jaser l’opinion. Or, les débats semblent capoter, alors qu’il n’est question entre autres que de quelques articles destinés à éviter que le prochain candidat élu  à la course  à présidence de 2018 connaisse le sort malheureux d’un Sarkozy hanté par le fantôme de KADHAFI à propos « d’un accord de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, à hauteur de 50 millions d’euros,… » selon Médiapart. Révélation confirmée par «l’ordonnance de non-lieu rendue, le 30 mai, au bénéfice de Mediapart par les magistrats chargés d’instruire la plainte de l’ancien président pour faux et usage de faux. »

N. Razafilahy

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