La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Qui veut quoi au juste ?

Publié le 04 avril 2018

Comme de bien entendu, l’adoption à l’Assemblée Nationale de la loi organique sur les prochaines consultations électorales ne manquera4 pas de soulever des commentaires les plus divers et surtout des récriminations très dures de la part des groupements politiques TIM et MAPAR. Pour le grand public, il importe peu que les textes votés et qui seront promulgués après les contrôles de la Haute Constitutionnelle aillent dans les sens qui plaisent et conviennent ou pas aux objectifs visés par les partisans d’une élection à la présidence de la République de Marc Ravalomanana ou d’Andry Rajoelina en  cette année 2018. L’essentiel pour les  habitants de ce pays est qu’une fois  promulgués et applicables les nouvelles législations n’entraînent pas une succession de crises difficiles à solutionner et qui des troubles provoqués intentionnellement par les  têtes brûlées qui souhaitent ravir le pouvoir pour le pouvoir, mais pas pour le bonheur du peuple.

Si l’on s’en tient à l’esprit et aux contours des ultimes débats, échanges de propos hargneux constatés  hier à  Tsimbazaza, il est à craindre que si aucun terrain d’entente n’est trouvé par les parlementaires favorables aux textes adoptés avec les amendements qui les arrangent et leurs pairs cantonnés dans une position de refus plutôt stratégique que tactique, les prochains jours risquent de connaître des effervescences pas calmes du tout ! Les articles sur les  antécédents  judiciaires des prochains  candidats à la présidence, les exigences à propos des contrôles des financements des  campagnes électorales et des documents de parrainages des partis et fiscaux à fournir pour justifier les conditions d’éligibilité ainsi que l’utilisation d’un bulletin  unique au premier tour suivi d’un changement de forme de bulletin au second tour ne plaisent pas du tout aux parlementaires irréductibles qui prennent ces documents pour d’inutiles tracasseries administratives vicieuses tout juste bons, pour bloquer des concurrents potentiels. Si les protagonistes  en présence se  contentaient de campagnes de presse, de joutes oratoires sur les ondes  des  radios et des émissions télé, rien d’inquiétant.  Mais lorsque les  tons montent et que les doléances remontent jusqu’au niveau des  services  du  Bianco avec l’espoir de  déboucher sur des poursuites judiciaires, on   voit d’ici à quelle sauce l’opinion  aura droit jusqu’à  ce que  justice  soit  faite ou  du moins  jusqu’à ce dans l’un  ou l’autre camp on s’avoue vaincu et préfère se résigner. Quoi qu’il  en soit  d’un côté comme de l’autre, les meneurs sont  décidés à  camper dans leur position respective. Pour Marc & Co soutenus par l’alliance  contre-nature des lieutenants de l’ancien DJ arrivé au pouvoir par la force  des  armes le commun des mortels  ne peut que  trembler à la pensée du sens de leur obstination déclarée de vive voix devant les médias.  Sur une dépêche de RFI les propos de « l’opposant et ancien président » sont rapportés comme suit « En cas d’empêchement de sa candidature, l’ancien chef de l’Etat brandit à demi-mot le spectre de troubles politiques « S’ils bloquent ma candidature, c’est à vous d’imaginer la situation. C’est tout. Ce n’est pas une menace. » .  Pour l’ancien président  de la Transition« ces lois favorisent le président en place, au détriment des autres candidats. Il estime que ces textes en l’état, sans amendements, « portent en eux un germe de nouvelle tension et d’une crise », …

Que déduire de ces faits préoccupants qui inquiètent au plus haut point les  responsables étatiques coincés entre les  mouvements de  harcèlements d’une insécurité qui s’apparente plus à des  actions  de guérilla qu’à une  forme  de banditisme au service  du  commerce national et international de la viande  de zébu. Il ne  se passe pas une  semaine  sans  que les  forces  de l’ordre  en rase  campagne font face un bilan macabre qui laisse des veuves  et  des orphelins  dans les  casernes. Il faut  reconnaître que les  grands  responsables militaires s’évertuent  avec courage et  détermination à contenir les incessants  assauts  des  bandes  armées par  des moyens toujours proportionnels aux  attaques. Malheureusement pour tous, la  stratégie adoptée  se déploie aussi en ordre  dispersé qui ne tient pas  compte d’une tactique préventive capable de tuer dans l’œuf les invasions des malfaiteurs. Obnubilés par les agitations urbaines des  acteurs politiques  de la  capitale, le pouvoir  central ne fait pas  grand cas des problèmes de  terrorisme rural qui pèsent très lourd sur la vie  quotidienne des paysans producteurs et  des éleveurs opprimés par les razzias incessants des éléments  très mobiles des voleurs de  bœufs. Même  si  dans les discours, l’exécutif fait montre d’une volonté affichée de doter les villages des moyens  de lutte pour assurer la protection des  biens  et  des personnes, il s’avère une insuffisance  de  coordination et le  déficit  de  confiance  entre les  bras  armés  de la République et  certains  chefs de  juridiction soumis au puissant pouvoir  de l’Argent par la corruption, le goût du luxe et l’attrait de l’enrichissement «rapide  et  durable » avec l’utilisation des failles des procédures pour  donner  raison à  des causes qui ne  sont point défendable, au  grand  scandale  des justiciables. Résignés et ne  sachant plus à  qui s’accrocher pour  défendre les  justes  causes, les  électeurs de l’île se sentent abandonnés et  délaissés par les personnalités qu’ils ont  choisies pour les  représenter dans les institutions de l’Etat. Que voient-ils ? Des  débats stériles  et  débiles à la  limite des  empoignades dans les  travées de l’Assemblée Nationale… Pour le  compte  de  qui ? Sur le marché public de la lutte  d’influence dans le cadre  de la politique  de bas  étage, la loi de l’offre  et  de la  demande dicte les  choix,  contrairement aux octrois  des marché publics  (dévoyés par les combines des  affairistes) où c’est le moins  disant qui est  gagnant, dans le monde  du « parler menteur » lors  des  séances plénières, à  chaque session  extraordinaire « on remet le  compteur à  zéro… », et c’est « au plus offrant » que les votes finissent au  gré d’une majorité à géométrie variable très proche de la prostitution politique.  Le réalisme cynique  aidant, les parlementaires décident de  tout en leur âme et  sans  conscience des  conséquences  futures de leur bon vouloir. Alors que les  commanditaires de leurs  choix partisans,  engagés  et  dirigés, briguent la maîtrise  du pouvoir pour  servir des intérêts mercantiles étrangers alléchés par nos  ressources naturelles, minières et surtout pétrolières. Pour régner  en maîtres dans le Canal  de Mozambique et les Îles  Eparses, il faut avoir un valet des puissances financières à la tête de la République et le tour  est joué ! Et ce n’est ni  Ravalo,  ni  Andry qui vont cracher sur  un matelas  de dollars. Pour moins  que ça ils ont  vendu l’Anosy à  Rio Tinto et Soalala et Soamahamanina à des envahisseurs sans  scrupules. A eux les  richesses fabuleuses dans les paradis  fiscaux, les immeubles pharaoniques chez les  nababs des Emirats Arabes, des promesses alléchantes  et des  cacahuètes pour le  Peuple  des  dupes. Et dire  qu’ils  espèrent  encore  et  toujours berner une fois de plus les pauvres  Gasy !  Un remake  de 2002 sous le nom de la Révolution  Orange en 2009  suffit ! Plus personne ne  sera  assez  fou  et  suicidaire pour suivre  ces  deux manipulateurs notoires dans leurs menées trompeuses !

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