La Gazette de la grande ile

Didier Ratsiraka: L’imposteur dans toute sa splendeur

Publié le 04 avril 2018

A l’occasion du 42ème anniversaire de son parti l’AREMA, Didier Ratsiraka a prôné la réconciliation nationale avant les élections. Certains jeunes ont été séduits par tant de sagesse, car ils n’ont pas connu les dérives de l’Amiral Rouge. Les anciens sont moins enthousiastes. Les détracteurs du vieillard se souviennent que Didier Ratsiraka a méprisé toute forme d’entente cordiale lorsqu’il était au pouvoir de 1975 à 1993, puis de 1996 à 2001. A cette époque, il se moquait bien de la réconciliation nationale lorsqu’il semait le diktat avec les capos abrutis de la DGIDIE (Direction Générale de l’Information, de la Documentation Intérieure et Extérieure) et du RESEP (Régiment de la Sécurité Présidentielle). La réconciliation nationale n’était pas au centre de ses préoccupations lorsqu’il a commandité les assassinats de Richard Ratsimandrava, de Sibon Guy et de bien d’autres personnalités militaires et civiles.

La réconciliation nationale n’a pas été au rendez-vous lorsque Didier Ratsiraka a ordonné de tirer sur les manifestants le 10 août 1991 et de dynamiter les ponts en 2002. Dans la bouche de Didier Ratsiraka, la réconciliation nationale est vide de sens. Il tente en vain d’usurper l’Histoire pour apparaître comme un saint. Didier Ratsiraka a pour second prénom Ignace. Les efforts du vieillard pour apparaître juste et bon comme Saint Ignace de Loyola sont vains et ridicules. On a bien compris qu’il veut modeler son image pour mettre ses enfants à l’abri. Tartuffe, il veut faire pleurer dans les chaumières en affirmant que son fils est chauffeur de taxi à Paris. Il oublie de déclarer que son fils s’est gavé lorsqu’il dirigeait la société Sonavam (qui avait le monopole de la lutte antiacridienne) et que ses trois filles en ont fait autant avec la société Decagon (qui trustait les marchés publics liés à la construction). En plus de troubles oculaires, Didier Ratsiraka souffre de problèmes de mémoire. De mauvaise foi, il joue allègrement de sa mémoire sélective, en entraînant ses partisans benêts dans son sillage. Cependant, comme bon nombre de nos compatriotes, nos journalistes n’ont rien oublié.

PN

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