La Gazette de la grande ile

Secteur rizicole: Un objectif stupéfiant !

Publié le 04 avril 2018

Madagascar est un pays à vocation agricole. L’indépendance rizicole est un énorme objectif proposé par l’Etat pour 2020. Selon la réalité, les récoltes ainsi que les surfaces exploitées par les cultivateurs sont encore faibles, de l’ordre de 78% sur les 1,2 millions d’hectares occupés par 2 millions de ménages, et dont les récoltes sont en général destinées à l’autoconsommation. Sur ces 1,2 millions d’hectares, seuls 100 000ha bénéficient d’une irrigation normalisée et peuvent produire 6 tonnes à l’hectare. Les autres produisent 1,5 à 3 tonnes par hectare selon les données de la douane, et c’est l’une des causes qui provoquent la crise de riz à Madagascar. Le ministère de l’agriculture annonce pourtant que l’atteinte de cet objectif a besoin d’un énorme investissement. D’après un représentant, avant le projet Papriz, les agriculteurs n’enregistraient qu’une tonne par hectare de récoltes, mais pendant et après ce projet, les récoltes ont connu une hausse variant de 3,5 à 5 tonnes par hectare. Malgré toutefois tous ces efforts déployés, Madagascar importe toujours du riz quels que soient les résultats de la saison des récoltes. D’après le calcul des techniciens du Ministère de l’agriculture, si Madagascar récolte au moins 3,5t/ha pour chaque riziculteur, l’objectif d’être indépendant en secteur rizicole sera atteint. Ceci n’arrive pas tout seul et requiert des besoins en eau, en riz, en semences, en engrais et enfin en investissements. C’est pour toutes ces raisons que le ministère fait tout son possible pour remettre sur pied les industries productrices des semences appartenant au ministère. Pour y arriver, il collabore déjà actuellement avec les Chinois. Plus tard, il lancera des appels d’offre à des centres semencières en travaillant avec d’autres ministères. Le ministère de l’agriculture essaie d’ouvrir une usine fabriquant des engrais dans la région Alaotra Mangoro pour venir en aide à tous les paysans, et pour que les produits soient moins cher étant donné que la production est interne. A présent, l’Etat est en train de voir les moyens nécessaires pour améliorer l’emprunt effectué par les cultivateurs auprès des établissements financiers. L’objectif sera-t-il atteint en 2020, alors que le riz local est devenu un produit de luxe et que le pouvoir d’achat de la population malagasy s’affaiblit de jour en jour ?

Sylvia R.

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