La Gazette de la grande ile

Air Madagascar: Aucun regret sur le partenariat stratégique !

Publié le 05 avril 2018

Non, le président Rajaonarimampianina n’a jamais donné carte blanche à Ethiopian Airlines pour desservir Nosy-be, nous indique-t-on de sources proches du dossier. Le chef de l’Etat malgache a bien discuté de ce projet avec le PDG d’Ethiopian Airlines, Tewolde Gebre Mariam, qui promettait d’amener des touristes asiatiques, américains et européens. Cette discussion aurait eu lieu l’année dernière après que le président Rajaonarimampianina et la délégation malgache s’étaient vus offrir au retour du Japon un vol inaugural de la compagnie nationale éthiopienne sur Antananarivo où on a déployé le tapis rouge et pour le chef de l’Etat et pour Ethiopian Airlines.

Logique dans sa démarche, le président Rajaonarimàmpianina s’est félicité de l’offre qui contribuerait à réaliser son objectif de 1 million de touristes à l’horizon 2020. C’est dans cet objectif qu’a été établie la lettre de politique nationale de transports aériens qui consacre l’ouverture du ciel aérien malgache, mais surtout précise les limitations. Ces limitations qui soulignent expressément que sont ouvertes les lignes non encore desservies par Air Madagascar auraient été rappelées par le chef de l’Etat à son interlocuteur. En plus clair, Ethiopian Airlines ne devrait embarquer des passagers et du fret en provenance et pour la Chine et la France. Pourquoi l’ACM et son DG James Andrianalisoa ont alors continué d’accorder la destination Nosy-be à Ethiopian Airlines?

Une analyse de notre confrère « Sonika.com » du 3 avril dernier est assez éloquente à ce sujet:  » nos dirigeants se félicitent de l’entrée de la compagnie Ethiopian Airlines, accueillie en grande pompe à Nosy be, alors que ce contrat viole carrément le deal pour Air Madagascar pour la non concurrence de cette ligne. Et ils sont fiers d’avoir réussi pour leur politique de libre entrepreneuriat, sans se soucier qu’ils sont en train d’assassiner leur propre compagnie qui porte l’étendard du pays. Voilà où nous mène la gabegie depuis une trentaine d’années, Air Madagascar le fleuron de l’Océan Indien, avec du personnel exceptionnel, au sol comme navigant, est devenu la charrette à la traîne d’une compagnie elle-même, pas en si bonne santé qu’elle veut faire croire ».

D’après les spécialistes en la matière, il y a double infraction. D’abord le non respect de la lettre de politique nationale des transports aériens. Ensuite non respect des engagements  contenus dans l’accord de partenariat stratégique signé par les ministres des Finances et des Transports d’une part et le PDG d’Air Austral d’autre part. Ce qui ne manquera pas de soulever des problèmes de confiance de la part de futurs partenaires, quant au respect des engagements que pourra prendre l’Etat Malgache dans de futurs accords.

Tout cela est la faute des responsables malgaches concernés qui n’avaient pas caché leur choix lors de la sélection d’un partenaire stratégique pour Air Madagascar. Tout semblait alors aller pour le mieux jusqu’à l’annonce du choix final par le gouvernement : un haut responsable malgache avait rencontré la compagnie et semblait indiquer clairement la préférence du gouvernement malgache pour Ehiopian Airlines. Sans doute trop confiante, la compagnie éthiopienne avait snobé en février 2017 une invitation à Johannesbourg du cabinet américain IOS chargé d’évaluer les offres, à laquelle a répondu en revanche Air Austral.

Le choix étant déjà, mais les dirigeants à l’exception des fossoyeurs d’Air Madagascar et le peuple malgache et surtout le personnel de la compagnie aérienne malgache n’ont rien à regretter de n’avoir pas retenu Ethiopian .Airlines. Celle-ci voulait d’abord se séparer de la moitié du personnel. Ensuite et contrairement au cahier des charges, elle voulait la majorité du capital contrairement à Air Austral.

La décision du gouvernement en faveur de la compagnie réunionnaise est d’autant plus compréhensible que le projet d’Ethiopian Airlines voulait faire d’Air Madagascar une simple compagnie régionale ne desservant plus directement ni la France ni la Chine.

Interrogé sur cet échec le 24 avril par Jeune Afrique, le PDG d’EA M. Tewolde Gebre Mariam a déclaré « Ce n’est pas surprenant, car Air Madagascar n’était pas assez attractif pour Ethiopian Airlines. Nous avions pensé qu’elle aurait pu devenir une compagnie régionale très forte dans les îles de l’océan Indien en misant sur un commerce qui s’accroît progressivement avec la Chine et l’Europe. Mais nous avons trouvé que la composition de sa flotte n’était pas équitable, avec de gros Airbus A350 trop coûteux. Nous avions des idées pour y remédier. »

Il ne connaissait clairement pas le dossier Air Madagascar qui n’a jamais utilisé de gros Airbus A350, mais ses intentions étaient claires : Air Madagascar devait rester une petite compagnie pour les lignes intérieures et éventuellement régionales vers la Réunion, Maurice et les Comores. Avant même l’annonce du choix d’Air Austral, Ethiopian Airlines a ouvert les vols Addis Abeba/Antananarivo semblant vouloir confirmer ce choix.

Oui, Air Madagascar n’est peut-être assez attractive pour Ethiopian Airlines mais il semble qu’elle veut la concurrencer sur son propre terrain. A croire que la compagnie éthiopienne veut prendre sa revanche sur une compagnie moribonde qui n’a pas voulu d’elle, font remarquer les spécialistes en s’en prenant plutôt aux fossoyeurs d’Air Madagascar dont ne fait certainement pas partie Hery Rajaonarimampianina. Mais pourquoi laisse-t-il donc faire ce DG de l’ACM, James Andrianalisoa, qui n’a eu de cesse, depuis le début de la prise de fonction du Chef d’Etat, entre autres mensonges et fautes grossières, que de démontrer une volonté farouche de couler Air Madagascar?

Sa

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