La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE : Avril 2002-Avril 2018 : Chasses aux sorcières et bombances des barrons voleurs.

Publié le 05 avril 2018

A Madagascar, le mois d’Avril  n’a jamais été une période faste pour  l’histoire politique du pays. Sans remonter très loin dans le passé, il  suffit de se souvenir de cette terrible répression de la révolte du pari MONIMA conduite par le nationaliste Monja Jaona.  Excédés par les incessantes vexations et mesures coercitives de l’Administration  territoriale, une grande partie des habitants du  Sud de l’île pour protester contre les dures méthodes des perceptions des impôts du minimum fiscal  décide de s’attaquer les  armes à la main à des bureaux des responsables locaux. Stoppés  à temps, les militants de cette révolte des va-nu-pieds furent châtiés durement par des éléments des forces  de l’ordre en provenance de la capitale. Les meneurs capturés ont été jetés  en prison pour  être ensuite dirigés vers ce bagne tristement célèbre de Nosy-Lava. Les proches et les  familles des membres connus du parti MONIMA ont dû subir les pires répresailles de la part des autorités locales et  leurs biens pillés sans vergogne. Des procès ont eu lieu pour juger les personnes impliquées  ou  accusés  à tort dans des procès qualifiés très iniques par l’opinion internationale. Plus près de  nous,  en 2002, pour neutraliser définitivement les partisans de l’Amiral Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana président de la République auto proclamation, donne officiellement l’ordre de persécuter partout où ils se trouvent toutes personnes ayant soutenues le président Didier Ratsiraka dans le refus d’accepter ce pronunciamiento avalisé par des juges parjure et appuyés par des officiers félons.

C’était le début d’une chasse à l’homme impitoyable qui avait coûté la  vie à plusieurs notables dont  le seul tort était d’avoir été favorable au parti AREMA. Les réservistes recrutés à la solde du nouvel  homme fort avec des foules manipulés ont saccagé les habitations et les biens de simples gens montrés du doigt par des délateurs…Cette période a été vécue d’une manière très éprouvante par une grande partie de la population qui n’avait pas adhéré aux idées d’un patron d’un empire industriel atteint du virus du pouvoir pour  s’enrichir « très vite et de manière durable ». Pourquoi ressasser des  évènements pareil justement à un moment où dans tous  les  esprits, parmi les dirigeants, chez ceux qui  se prennent pour  des opposants(alors qu’ils pensent qu’à s’emparer de la direction des  affaires étatiques pour accroître leur fortune et les privilèges mal acquis au fil  de ces crises qui ont  frappé le pays et les  simples  gens) et bien sûr les couches les plus  défavorisées de la population qui craignent par-dessus tout que des troubles éclatent. Si pour la classe dirigeante, la panique de tomber dans une situation que pourrait entraîner une agitation permanente, agite ses nuits sans sommeil, pour tout le monde, ces attitudes de provocation qu’affichent les décideurs, les personnalités des institution à l’égard de ceux  qu’ils considèrent comme des dangereux envieux n’ont rien de rassurant. Il y donc lieu  d’attirer l’attention de  tout un chacun  sur les  risques de vivre un climat politique dangereux. Comment peut-on e toute sérénité assister à  ces  échanges de mots très durs et ces accusations réciproques sur des  pratiques auxquelles d’un côté comme de l’autre ces  acteurs politiques ont  recours. Quand les uns se prennent pour des  vertueux citoyens alors qu’en matière de pratiques financières illégales, de complicité avec les pilleurs de nos  ressources,  de corruption et d’instrumentalisation des tribunaux, ils ne valent pas mieux  que ceux d’en  face. Sinon pire. En tant qu’ancienne ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa doit  se souvenir de ces dossiers spéciaux sur les affaires de bois de rose et les  suites donnés aux procédures en  question et les favoris bénéficiaires. Ses pairs les magistrats eux, ils en  gardent encore les souvenirs de ces imbroglios judiciaires difficiles à oublier et surtout les inscriptions en marge.

Pour s’en convaincre, il suffit de  revoir les pages des journaux et médias  sérieux depuis 2002 pour constater que les « barons voleurs » traversent le temps pour continuer leurs basses besognes  et  s’enrichir  sur le dos  du peuple et au  détriment des  deniers de l’Etat et du bien-être des habitants de Madagascar. Il est  donc  normal que l’on  fasse comprendre au bon souvenir de tous que  si dans le système comme le rappelle  à juste titre notre collègue Jeannot Ramambazafy « Celui  qui ne tire pas d’enseignement du passé, se  condamne à le revivre. » Ce sage conseil  est  valable pour les anciens  dignitaires de la Transition  et ceux  de l’actuel  régime, le dictateur d’Imerikasinina n’a eu  que  ce  qu’il mérite et ma monnaie de  sa pièce pour vivre jusqu’à la fin de  ses jours le drame de « l’arroseur arrosé »… Du temps où il  régentait la conduite des affaires  de l’Etat comme  il gérait son empire industriel avec poigne, une forte dose d’abus  d’autorité et de mépris pour  la Constitution et les lois en  vigueur, il pouvait tout se permettre, surtout se faire mettre à sa disposition même les avoirs  de la Banque Centrale pour des utilisations d’ordre privé. Combien de lois scélérates, de  décrets critiquables il avait imposé à tout un peuple pour  faire des affaires avec des investisseurs pilleurs, pour booster les intérêts du  groupe TIKO, faire des sociétés d’Etat des pourvoyeurs de biens commerciaux, immobiliers et financiers en sa faveur ? Et lorsque les  députés actuellement rampent  pratiquement devant un  exécutif qui ne ménage pas les susceptibilités morales et l’éthique des parlementaires, est-ce  qu’une telle situation ne vous  rappelle pas les obséquiosités institutionnelles de Lahiniriko Jean et ses pairs pratiquement à la botte et prêts à  accomplir les  pires caprices et les lubies d’un  usurpateur ?  De nos jour encore c’est comme si les  articles 71 et 72 de l’actuelle Constitution n’existaient pas. Consultez-les si vous avez du temps à perdre. Quelle honte que de livrer à  des  ripailles à grands frais lorsque les électeurs se restaurent dans les décharges publiques en plein  air !

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