La Gazette de la grande ile

Madagascar: Zone de non-sens et non droit

Publié le 05 avril 2018

Aujourd’hui plus qu’hier, la Grande Ile est devenue une zone de non-droit. Quatre exemples notoires permettent d’illustrer notre propos

L’affaire Claudine Razaimamonjy est la preuve flagrante que Madagascar est une zone de non-droit. Cette ancienne conseillère officieuse du Président de la République avait en charge la collecte de fonds pour le HVM. Elle a accompli sa mission avec diligence, en s’enrichissant outrageusement au passage. Elle a détourné de l’argent au Ministère de l’Education Nationale. Avec l’appui absurde du Ministre de la Justice de l’époque Charles Andriamiseza, elle a fui la prison à travers une fausse évacuation sanitaire pour se réfugier à l’Ile Maurice d’où elle a été expulsée. Depuis son retour à Madagascar, elle est libre comme l’air, même si elle est officiellement en détention préventive. Il est utile de noter que Claudine Razaimamonjy n’a restitué aucune somme détournée. Il s’agit de l’argent des contribuables malgaches et de l’Union Européenne.

L’affaire Riana Randriamandavy s’inscrit dans le prolongement du cas de Claudine Razaimamonjy qui n’est autre que sa belle-sœur. Sénateur , Riana Randriamandavy a eu le mauvais goût de défendre Claudine Razaimamonjy au point d’insulter et de menacer les forces de l’ordre lors de l’audition de sa belle-sœur au Bianco. Il a également empêché des magistrats de vérifier la présence effective Claudine Razaimamonjy sur son lit d’hôpital. Bien qu’auditionné, Riana Randriamandavy n’a toujours pas été condamné par la justice. Cette aberration contraste avec le traitement du Sénateur Lylison qui a été condamné pour avoir déclaré « Antananarivo, ville morte ». C’est bien la preuve qu’il y a deux poids, deux mesures selon que l’on est pro-régime ou pas.

L’affaire Houcine Arfa a ridiculisé l’appareil judiciaire. Après un procès inéquitable, Houcine Arfa, l’ancien conseiller à la sécurité du Président de la République, a été condamné à une peine d’emprisonnement ferme. Il a tout de même réussi à fuir vers la France. De là, il a médiatisé les conditions de son évasion rocambolesque facilitée par la corruption. La Procureur de la République d’Antananarivo a reconnu avoir reçu dans son bureau, en présence du Chef de la Brigade Criminelle, un émissaire d’Houcine Arfa porteur de deux valises bourrées de liasses de billets. Là où ça devient délicieusement kafkaïen, c’est que la Procureur de la République n’a pas procédé à l’arrestation immédiate du représentant d’Houcine Arfa. Au lieu de cela, elle l’a envoyé, de ses propres aveux, chez la Ministre de la Justice, laquelle est accusée d’avoir pris 70.000 Euros.

L’affaire Andry Rajoelina démontre une fois de plus que Madagascar est une zone de non-droit. Sur instruction politique, les autorités ont refusé à Andry Rajoelina et sa famille de s’envoler à bord d’un jet privé. Le Tribunal Administratif de Mahajanga a ordonné le sursis à exécution de la décision rendue par l’ACM et l’Asecna, mais celles-ci ont maintenu leur interdiction lorsque l’ancien Président de la Haute Autorité de la Transition a voulu prendre un vol commercial. Cet abus du régime est une démonstration flagrante du fait que l’Etat de droit n’existe pas à Madagascar. Andry Rajoelina n’est pas assigné à résidence surveillée. Il jouit de tous ses droits. Malgré cela, sa liberté de circuler se trouve restreinte, en violation de la Constitution malgache et de tous les traités internationaux relatifs aux Droits de l’Homme qui ont été ratifiés par Madagascar.

Ces quelques exemples significatifs prouvent que Madagascar est indéniablement une zone de non-droit doublée d’une zone de non-sens absolu. Corrompu jusqu’à l’os, le système judiciaire est à la merci du pouvoir exécutif. Malgré les efforts conséquents et louables du régime pour attirer les investisseurs étrangers, ces derniers ne bénéficient d’aucune garantie, d’où la mauvaise note attribuée par la COFACE à Madagascar. Si les investisseurs étrangers ne souhaitent pas perdre leur capital, ils ont intérêt à placer leur argent dans d’autres pays, surtout en cette année électorale.

M. GASPARD

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