La Gazette de la grande ile

Réseaux sociaux : seule issue pour une population tyrannisée

Publié le 05 avril 2018

Comment s’exprimer dans un pays où le simple fait d’énoncer un fait ayant un effet déstabilisateur de près ou de loin sur le régime en place peut mener à un emprisonnement immédiat? À Madagascar, la démocratie est une illusion, un rêve qu’on essaye d’utiliser pour berner une population lassée  d’un système corrompu jusqu’à l’os. Dernièrement, les sales affaires de nos dirigeants ont fait le Buzz sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, le réseau le plus vulgarisé à Madagascar. Chaque faux pas des « élus » est publié par une source demeurant inconnue et partagé au grand nombre. Depuis l’adoption de la loi sur la cybercriminalité, le mandat d’arrêt lancé contre le sénateur Lylison René de Roland et la perquisition du domicile de Barry Benson, présentateur de l’émission « Tsy mahaleo ny sampona », le règne de la tyrannie a été de plus en plus craint par la population qui n’ose plus s’exprimer sans se cacher derrière des pseudonymes. Rappelons que seul ce régime a osé tabasser des étudiants faisant la grève et ce devant les caméras de plusieurs chaînes de télévision. Cela n’a même pas fait réagir la communauté internationale.

Suite aux scandales qui se produisent dans le pays, les seules plateformes d’expression où l’on peut dire ce que l’on pense restent les réseaux sociaux. Et encore faut-il utiliser des pseudonymes et publier son avis via des cybers café pour éviter d’être traqué. On a remarqué que dernièrement, cela a bougé sur Facebook. Cependant, les actions se limitent à des mots. Les réactions révoltées de la population face aux corruptions flagrantes, aux abus de pouvoir, aux activités perverses de nos dirigeants sont nombreuses, mais n’atteignent pas nos dirigeants à cause d’un bouclier puissant qu’ils ont instauré depuis le début de leur règne. Chez nous, le terrorisme vient de l’intérieur. La population est terrorisée par les réactions draconiennes du régime face aux moindres actions de démocratie de la part du peuple. Du coup, personne n’ose bouger. Chacun se réfugie derrière son pseudonyme et dénonce les crimes du régime en place à travers des publications qui disparaissent après quelques heures. En tout, on peut dire que la sécurité figure parmi les priorités de ce régime, mais il s’agit de sa propre sécurité et non de la population.

T. B

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