La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: La corruption et les cocus de la République

Publié le 07 avril 2018

Lorsque les titres de journaux font état de « suspicion de corruption à l’Assemblée Nationale » et trouvent que pour protester « le TIM, le MAPAR et des Indépendants main dans la main contre la corruption », c’est tout juste si on n’en rigole pas à la pensée de cette énorme prostitution institutionnelle qui aurait dû aboutir à la destitution du président Hery Rajaonarimampianina, mais qui finalement avait raté la cible. A l’époque, certains parlementaires aussi bien parmi les alliés du régime que dans le camp des ouailles de Ravalo que d’Andry Rajoelina, il était question d’une somme de plusieurs milliards qui auraient été distribuées pour la cause. Et depuis,  chose étrange, plus personne ne semble se souvenir cette course-poursuite en voitures ni  de cette grosse somme de billets de banque qui avait fait tant jaser la classe politique. En ce  temps-là, comme aujourd’hui, les services  de Bianco  auraient été sollicités…Et si aujourd’hui, les limiers d’Ambohibao sont de nouveaux appelés, comment feront-ils pour foncer tête baissée en  faveur des  doléances de l’alliance contre-nature de R8 et de la clique du  DJ alors qu’en ce temps-là il y avait matière à investigation, ils ont fait choux blanc? Parce qu’à y voir de très près, les  éléments constitutifs des violations de la  loi évoquées pour le complot de Tsimbazaza et les  agapes de l’Hôtel Le Paon d’Or semblent avoir des contours identiques pour ne pas dire communs.

Cette fois-ci également, quelques parlementaires racontent avoir été « courtisés » de la même manière que le font certains obsédés du libertinage  avec les putes (moyennant une  large rétribution)…Les confidences confirment l’existence des  tentatives, mais n’affirment ni  avouent que les personnalités approchées étaient consentantes. Tout le monde parle de corruption au profit des  dirigeants. Cette forme d’occupation  est à la mode à la veille de chaque session parlementaire. Des séquences vidéos circulent sous le manteau et implique aussi bien  l’un ou l’autre camp suivant le côté où l’objectif de la caméra cachée a été orienté. C’est pour vous dire que tout semble relatif dans accusations que domine une réciprocité de circonstance. Pour le contexte très précis des débats avant l’adoption à Tsimbazaza de cette loi organique tombée comme un cheveu dans la soupe d’une opposition dont le seul  souci serait trouver des  textes sur mesure  à l’avantage d’un ancien  exilé en Afrique du Sud et d’un novice de la politique politicienne propulsé à la tête de l’Etat par des putschistes. Et s’il  faut croire les aveux du  colonel Charles qui ni un dérangé du cerveau ni affabulateur  Andry Rajoelina portera sur sa conscience la mort de toutes ces personnes qui ont été sur l’autel de leurs ambitions personnelles devant un site tabou étiqueté zone rouge. Pour accomplir ce sacrilège impie, lui et ses complices avaient reçu de la main de quelques grandes fortunes de la capitale de rondelettes sommes pour acheter la complicité de quelques officiers et militaires devenus par la suite la garde prétorienne de la Transition. Tout au long de ses  années de pouvoir, le régime de la Révolution Orange était alimenté de tous côtés par tous les  affairistes, les  trafiquants  en  tous genres depuis l’exportation illicite des  bois de rose jusqu’aux expéditions des lingots d’or vers les  raffineries de Dubaï et d’ailleurs. C’était l’Age d’Or de la corruption dans  toute sa splendeur. L’équipe de la 4ème République n’avait fait suivre le courant, pour ne pas  couler à pic dans une conjoncture sable mouvant d’après-crise durant laquelle les nouveaux dirigeants ne savaient pas trop sur quel pied danser. Depuis que ce système a été mis en place, tout va de travers et il y a péril en la demeure. Surtout lorsque des étrangers comme ces visiteurs de SADC, au nom d’une ingérence perfide débarquent et se mêlent de nos affaires internes comme ils ont fait depuis 2009. A titre de rappel,  les interventions de Joaquim Chissano lors de la crise de 2009 est  loin d ‘être fortuit. L’odeur du pétrole et l’exploitation des gisements du  Canal  de Mozambique étaient suffisamment motivant pour une personnalité très liée aux activités  minières de son pays

par le passé.

Depuis deux jours, les membres  de l’Assemblée Générale du Conseil du Fampihavana Malagasy se triturent  les méninges  pour  tirer leurs épingles  du jeu  et pour  ne avoir pas l’air idiot face aux réalités quotidiennes de  tout le pays. Maka Alphonse le N°1 de cette institution se lamente dans les  colonnes  des  journaux à propos de l’insécurité sans oser aller au fond des choses sur le déficit de crédibilité de toutes les institutions de la République à  cause la « politisation à outrance de l’administration publique, dont les  services  sont , du haut jusqu’au bas de l’échelle gangrenés par la corruption… » Hautement préoccupés  par la gravité de la situation au  vu  des  évènements récents, mais toutefois conscients de leurs rôles et attributions, sachant trop  bien que la source de  cette mauvaise gouvernance, selon des indiscrétions les membres de cette institution faisant référence à l’Exposé  des motifs de la Loi n°2016-037 s’engagent à  réagir. Pour écarter « les cas  générateurs de conflits », ils entendent prendre  en main la gestion de ces troubles qui  agitent les populations de l’Ikongo, de  Tuléar et de Befotaka, mais avec le soutien incontournable du Ministère de la Justice. Intentions très louables de la part de ces personnes ressources qui ont vocation pour la Réconciliation. Le hic est que malgré toute la bonne volonté des membres du  CFM, certains acteurs politiques avides de  pouvoir, sont obsédés uniquement par la priorisation l’absolution de leurs crimes envers les  compatriotes. Afin de pouvoir se doter d’une virginité civique qu’ils ont perdue à jamais. Ces lascars qui ont pris le pouvoir par la force des armes et la ruse s’illusionnent encore dans des rêves ubuesques d’un retour aux affaires afin  de servir à qui mieux mieux dans les  caisses de l’Etat comme ils ont fait depuis 2002 et depuis 2009. Le pays a besoin d’un homme d’Etat ne sait que faire de  ces tas d’hommes de paille prêts à servir de laquais aux puissantes forces financières internationales. Mais au préalable, l’Etat a un besoin  vital  et salutaire de se réconcilier avec tout le peuple de Madagascar. Exit les politicards trop pressés qui veulent se servir des  électeurs comme paillasson pour régner en maître sur la  nation. Les citoyens de cette Terre sacrée savent sur qui compter lorsque viendra le jour. La République a suffisamment « cocufié » les meilleurs éléments de ses  fils tel que Gervais Rakotoarimanana ce ministre des Finances  et du Budget qui a démissionné, les Premiers ministres éconduits et d’autres talents reconnus largués comme des malpropres. A propos de la lutte contre la corruption les juges malgaches ont intérêt à prendre comme modèle  ces verdicts de la Corée du Sud, du  Brésil et de l’Afrique du Sud pour redorer leur blason…Chiche !

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