La Gazette de la grande ile

Insécurité à Madagascar: Ihanta Randriamandrato a fait part d’une lettre ouverte à tous les compatriotes

Publié le 10 avril 2018

Ihanta Randriamandrato, membre du parti TEZA, a fait part d’une lettre ouverte à tous les compatriotes vis-à-vis de l’insécurité grandissante à Madagascar. Chaque jour qui se lève, kidnapping et rapts, meurtres, braquages, viols, vols de zébu, pillages de terres, immolations de présumés dahalo, contemplés par une inconscience collective, sévissent dans tout le pays. Morts d’hommes dues à des actes de barbarie d’une violence extrême, se terminant souvent par des vindictes populaires sanglantes, révoltent la conscience de tout être humain et dépassent l’entendement des valeurs morales malgaches. La perte de confiance envers la Justice de ce pays et de ses autorités due aux mépris de l’esprit de notre Constitution, la dégradation incontestable des conditions de vie du Malagasy, l’accélération de la perte de son identité culturelle – repère fondamentale de tout individu et de l’humanité, entraînant la perdition de l’âme de la société malagasy : «  Ny Fanahy no Olona » ainsi que de la perte de la dignité de l’Homme : « ny Asa no maha-olona », en sont les causes les plus flagrantes. Consciente que la société malgache et la génération présente sont en péril, menaçant incontestablement l’avenir de la génération future, constatant l’apathie des autorités devant l’extrême gravité de la situation sociale actuelle, Ihanta Randriamandrato interpelle toutes les autorités concernées :
que tout citoyen a le droit de vivre dans un monde dont le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité des dirigeants; que tout citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et sécurisé; que tout citoyen a droit à la protection de ses biens et de son patrimoine; que l’Etat a le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la Constitution, les Déclarations Universelles des Droits de l’Homme; que l’Etat a le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver la paix sociale et de faire en sorte de prévenir autant que possible les dérapages d’une justice partiale. Ignorer ces préceptes fondamentaux équivaudrait à une non-assistance d’une Nation qui se déverse indéniablement vers un conflit fratricide.

Nandrianina

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