La Gazette de la grande ile

Pendant que les forces de l’ordre échouent: Les sécurités privées prennent place

Publié le 10 avril 2018

Au début, ce fut un simple contrat de gardiennage contracté entre particuliers. Depuis quelques années, on constate que les activités de sécurité privée tendent à devenir l’objet social de nombreuses sociétés à Madagascar. De la simple protection des habitations jusqu’à la sécurisation des grandes sociétés, le nombre de personnes ayant recours à leurs services n’est plus négligeable. C’est même devenu une activité très juteuse pour certains dont les gérants sont des Malgaches, mais aussi et surtout des étrangers. Mais quelles sont les véritables causes de cette ruée vers les sociétés de sécurité privées ? De toute évidence, l’insécurité grandissante dans le pays figure parmi les causes flagrantes. La confiance entre la population et les forces de l’ordre tend à se perdre pour différentes raisons comme l’inefficacité des politiques appliquées en matière de sécurité interne, l’implication de certains éléments des forces de l’ordre dans certains actes de banditisme, mais aussi et surtout, l’insatisfaction de la population dans les services fournis par les forces de l’ordre lorsqu’elle fait appel à leur assistance en face du danger. Les citoyens n’auront jamais besoin de l’assistance des sécurités privées s’ils trouvent des résultats probants dans les actions des autorités en charge de la sécurité interne du pays. Il est déplorable de voir qu’une population qui paie les impôts devant être utilisés en partie pour assurer sa sécurité, soit obligée de débourser des fonds complémentaires pour cette même sécurité. La sécurité des biens et des personnes étant l’une des gages du développement d’un pays, on n’envisagerait jamais un quelconque développement à Madagascar en l’absence de sécurité.

L’autre constat est que si la sécurité intérieure relève du pouvoir régalien de l’Etat par le biais des forces de police, on peut aussi se demander si l’Etat malagasy tend actuellement à perdre cette autorité. Sachant que même si les facultés attribuées à ces sociétés de sécurité privées sont encore limitées, on peut encore constater par la fréquence de leur intervention, une certaine fragilisation du pouvoir public malgache.

Manou R.

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