La Gazette de la grande ile

sentinelle: La Jeunesse en priorité

Publié le 10 avril 2018

J’ai fait des enquêtes succinctes sur les désirs actuels de la jeunesse malgache d’Antananarivo. Les réponses à mes questions sont  pertinentes. Chez les jeunes ruraux, la majorité n’aspire qu’à partir vivre à Antananarivo malgré la peur qu’ils éprouvent pour affronter les difficultés de la vie endiablée de tous les jours qui leur a été contée par les adultes qui y ont déjà vécu un court moment. Quant aux jeunes citadins, ils rêvent carrément d’obtenir une nationalité française pour quitter Madagascar et sa pauvreté ambiante. Ces derniers sont obnubilés par la pensée d’aller vivre ailleurs, en croyant ferme que là-bas, loin d’ici serait le paradis synonyme de facilité. Cette pensée de migrations intramuros et extramuros est effectivement inquiétante pour le devenir du pays. Pour juguler ces diarrhées migratoires qui gangrènent la vie de nos jeunes, quels sont les efforts gouvernementaux, provinciaux et communaux déjà entrepris pour éviter cette catastrophe sociétale qui guette notre jeune nation ? Ce qualificatif n’est pas des moindres, car c’est ni plus ni  moins qu’une fuite de cerveaux qui est une plaie pour tous les pays où ce phénomène se produit. Le dépeuplement de nos campagnes par la jeunesse est désastreux, car il est clair qu’on a besoin de la force de travail et de la compétence des jeunes diplômés aux idées nouvelles, pour produire et développer la terre des ancêtres. Nos villes attendent que nos  jeunes citadins prennent en main leur devenir en s’inspirant du développement qu’ils perçoivent dans les grandes métropoles du monde à travers les réseaux sociaux. L’enthousiasme, l’honnêteté, la créativité sur tous les plans, le dynamisme qu’on attend d’eux pour ériger un monde nouveau où toutes les tares de la société malgache seront bannies. C’est notre plus cher souhait. Hélas, cela est juste un rêve car c’est loin d’être le cas. La réalité est que nos jeunes veulent tous partir de chez eux et n’attendent que des opportunités pour le faire. Si cela s’avère être le cas, nos contrées seraient bientôt laissées à l’abandon et les villages verront y vivre des vieux qui n’attendent plus que la mort pour les emporter dans un monde meilleur, les villes ne seraient plus que fiefs de brigands de tout acabit qui n’auront aucune projection d’avenir concernant le développement du pays. Il est grand temps de mettre en place une politique plus réaliste pour retenir nos jeunes dans leurs villages d’origine ou dans la ville de leur enfance. En fait de quoi ces jeunes ont besoin ? D’après leurs réponses à mes questions, ils veulent :

1/ Vivre avec la fougue et le rêve de leur jeunesse.

2/ Avoir à portée de main tous les gadgets de jeux, et avoir l’opportunité de faire des échanges avec les amis à travers les réseaux sociaux. Pour cela les cyber-cafés seraient le moyen de satisfaire ces demandes.

3/ Avoir des endroits où se réunir entre jeunes comme les salles de bal ou salles de jeux, ainsi qu’un endroit où s’instruire comme une bibliothèque.

4/ Bénéficier de structures sportives et artistiques pour pouvoir déstresser et assouvir leurs passions.

5/ Avoir  des salles de projection comme le cinéma ou la vidéo.

6/ Vivre dans un milieu électrifié où la lumière est abondante, pour se sentir en sécurité.

7/ Obtenir un travail assez bien rémunéré pour se construire une vie stable à l’avenir.

Tels sont les désirs et souhaits de nos jeunes d’Antananarivo pour qu’ils restent dans les endroits où ils vivent actuellement. Ces derniers ne sont pas classés par ordre d’importance. Ils ont été recueillis en vrac, et on ne cherche nullement à établir ou à respecter une statistique digne de foi. La chose qui m’a surprise dans notre discussion qui ne fut pas dirigée, et où la liberté d’expression était de rigueur, était le fait que personne n’a parlé ni d’école, ni de religion alors que les hautes terres regorgent de lieux de culte de toutes sortes. En tenant compte des desiderata de la jeunesse, les responsables étatiques, provinciaux et communaux doivent être à même de monter un projet de société dans lequel la jeunesse tient une place prépondérante afin de mettre sur orbite une société où il fait bon vivre ensemble, pour que personne n’aspire plus à aller vivre ailleurs. La chose la plus difficile à mettre sur pied est quand même la création d’emplois. A part cela, tout est faisable avec juste un peu de volonté politique animée par l’amour de la patrie.

Max Randriantefy

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