La Gazette de la grande ile

Edito: Dysfonctionnement du marché du travail

Publié le 11 avril 2018

Le marché du travail à Madagascar rassemble trois secteurs principaux tels que l’agriculture fournissant 80% des emplois, le secteur moderne public et privé avec 12,5% des emplois et le secteur informel non agricole avec 7,5% des emplois. Les ¾ de la population sont des petits exploitants agricoles dont 90% en milieu rural. La situation du sous-emploi touche en particulier cette frange de la population. Leur activité est également peu productive et faiblement rémunératrice, plus de ¾ des ménages des exploitants agricoles ayant un revenu inférieur au seuil de la pauvreté. Le programme du pays pour le travail décent qui couvre 2015-2019 confirme ces faits en mentionnant que « le poids important des actifs ruraux fragilise le marché du travail dans le pays, du fait des difficultés quasi-chroniques des agriculteurs à obtenir un niveau de bien-être acceptable ». Face aux chocs externes et internes perpétuels, une faible productivité, une faible diversification du secteur agricole ainsi qu’un taux élevé de sous-occupation rurale ont été constatés. La Grande Ile est confrontée à un dysfonctionnement du marché du travail qui se traduit surtout par l’exode rural massif avec la déstabilisation des offres sur le marché. En se focalisant sur le secteur moderne, celui-ci se caractérise par la proportion d’emplois salariés non protégés puisque 75,2% des travailleurs salariés ne bénéficient pas des avantages des régimes de protection sociale. 31,4% des emplois rémunérés se situent en dessous du salaire minimum. Pour les emplois informels, l’on constate la poussée d’une pluriactivité des actifs pour pouvoir mieux s’adapter aux effets du chômage et du sous-emploi, surtout en milieu urbain. Dans le domaine de la formation professionnelle, l’on remarque également que 94% des travailleurs n’ont pas eu de formation professionnelle. Seulement 3% des agriculteurs et 13% des indépendants du secteur non agricole ont suivi une formation.

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