La Gazette de la grande ile

Les enjeux pourris des candidats à la présidence

Publié le 11 avril 2018

Sans compter des avantages et autres prérogatives étatiques égoïstes qu’ils attendent de l’élection en tant que président d’une 4ème République créditée de toutes les vicissitudes d’une Constitution bourrée de toutes les  contradictions  néfastes aux bons fonctionnements institutionnels des rouages de l’Etat, les candidats potentiels comme le président sortant, le fondateur du parti TIM et le novice qui tente de rempiler après une Transition qui n’était pas modèle du genre tablent tous sur des visées inavouées camouflées pour le moment. Pour séduire la populace, tous les  trois ils se livrent à des opérations de charme chacun à  sa manière. Soyons justes les  autres prétendants (ceux qui ont déjà fait des déclarations d’intention et ceux qui attendent dans la discrétion avant de se jeter à l’eau) ne peuvent pas prétendre échapper à certaines contraintes pas très avouables (par prudence et surtout par pure stratégie tactique pour la période de la campagne électorale) des groupes de soutien ayant des intérêts mercantiles, purement économiques et relevant de la haute finance internationale. Et pourquoi pas de la géopolitique mondiale.

A priori, personne ne peut leurs en vouloir. Sauf quand les complications à postériori du genre conduisent des anciens présidents devant des juges éclatent à grands bruits et dans la fureur. Jacob Zuma,  Sarkozy et les autres n’auraient jamais souhaité que leur carrière politique prenne une tournure pareille. Ainsi va le monde. Le président Trump lui-même n’a pas été épargné par ces guéguerres postélectorales. Selon Le Monde « Le directeur du FBI, James Comey, a été limogé mardi alors qu’il supervisait les investigations sur de possibles liens entre l’équipe de campagne de Donald Trump et les hackers russes ». Il est de bonne guerre que les partis impliqués dans des  rivalités politiciennes se livrent  de la sorte à ces  jeux dangereux pour la pratique démocratique saine. Qui ne se souvient de cette  stratégie  insurrectionnelle de Marc Ravalomanana à propos du « premier tour et c’est fini » en
contradiction flagrante avec les  accords de Dakar. Patron d’une industrie laitière soutenue contre vents et  marées par une clique multinationale désireuse de mettre un terme à la longévité politique de l’Amiral Didier Ratsiraka, cet  affairiste tordu a réussi à accaparer les  rênes du pouvoir pour permettre à des grandes compagnies minières et des partenaires commerciaux de faire main basse sur plusieurs secteurs économiques importants de Madagascar (Jirama, Airmad, Roso, Somacodis et tant d’autres. Les annales  de l’époque font état également de pillages pur et simples des  finances publiques au profit de son empire. La liste des  ses condamnables prouesses sera si longue que point n’est besoin de  les citer tous. Pourtant à la veille de cette élection qui  se profile  à l’horizon, il est bon de savoir qu’individu n’a pas changé. Se prévalant de ses  relations avec  des puissants partenaires extérieurs, il  ne cache guère son penchant immodéré pour la xénophilie génératrice d’un enrichissement rapide et durable. Pour arriver à ses  fins il fait feu  de tous bois. Personne ne s’étonne donc plus quand on voit débarquer des délégations lourdes  de ses souteneurs venus de tous les horizons, les unes après les  autres pour  prêcher « la tenue d’une élection inclusive ». Comme si la population de cette île est composée d’idiots ignorants tout des pratiques applicables dans le reste du monde.

Avec des sous-entendus et des préjugés plein la tête, ils se comportent en donneurs de leçons. Or, les ne souhaitent qu’une chose : que Marc Ravalomanana revienne aux affaires pour la grande satisfaction des partenaires envieux qui ces missions de bons offices. Les uns ont pratiquement  les yeux fixés sur le site stratégique de Diégo-Suarez, les  autres sur la Baie de Narindra ou tout simplement sur les périmètres déjà conquis de l’Anosy et d’Ambatovy. Pour les  autres, ces affairistes devenus pleins aux as et riches  à milliards durant tout le temps où Andry Nirina Rajoelina et Haja Resampa son collaborateur chéri faisaient la pluie et le beau temps dans conduite des affaires de l’Etat être inquiétés par un parlement croupion bidon monté de toutes pièces avec des acteurs politiques  des véritable figurant dans une comédie du pouvoir risible de 2009 à 2013. C’était la période faste pour toutes les  combines  avec des spécialistes des blanchiments de l’argent et des recettes des trafics en  tous genres. Les performances dévoyées de tous les  dirigeants de la Transition ont laissé des traces catastrophiques telles que son ancien ministre des Finances et du  Budget même s’il est parvenu actuellement à la Magistrature Suprême  subit et supporte encore les conséquences néfastes de magouilles inimaginables des membres de gouvernement pervers et corrompus qui ont bradé nos ressources minières halieutiques et forestières. Résultats vérifiables : ces effervescences provoquées et voulues  à l’Assemblée Nationale à propos justement des avoirs extérieurs fabuleux pour lesquels Ravalomanana,  l’ancien DJ et la troupe de députés acquis à sa cause tentent de faire barrages aux dispositions législatives proposées dans ce sens. Parce que des peines pénales et des mesures coercitives fiscales comme des épées de Damoclès pendent au nez de ces deux arroseurs qui craignent d’être arrosés de multiples sanctions à leur tour, les parlementaires de Timbazaza s’accusent entre de corruption que selon notre collègue Claude Rakele que les gens «découvrent à quel point nos législateurs font honte  à la fonction »… L’actuel président même en courant par monts et par vaux pour mériter la caution populaire locale n’est pas à l’abri des tentations à cause d’un entourage de courtisans mêlés à  des  ententes douteuses sur des achats et de locations d’aéronefs en mauvais état dans des conditions hautement préjudiciables pour notre pays en général et pour notre compagnie aérienne nationale en particulier  jusqu’à ce jour. Jeannot Ramambazafy nous avait déjà livré des pièces justificatives des abus de ces proches du Chef de l’Etat. Le fait de chanter les louanges de Tozzi Green « qui accompagne Madagascar dans son développement à travers des projets qui répondent aux priorités et aux objectifs du pays »,  au lieu de sauver la face au  régime montre une fois de plus que les arriérés financières impayées à n’importe groupe créditeur risquent de  peser sur les prises de décision futures de nos responsables et  les influences des investisseurs sur les relations de partenariat au profit de l’un unique gagnant. Cette position de soumission est valable à l’endroit de tous les partenaires de Jirama  en livraison de matériels aussi bien que de carburants (pour lesquels les surfacturations seraient monnaies courantes et performantes pour les parties prenantes. C’est la raison pour laquelle, les règles du jeu comme les hommes au pouvoir doivent passer la main à des successeurs aux mains propres (sans tache de sang et celle de  l’argent sale)…

N. Razafilahy

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