La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Que les militaires prennent leurs responsabilités ! Aux urnes les civils !

Publié le 12 avril 2018

Lorsque le Chef Suprême des Armées réalise qu’il y a péril en la demeure et que le pays est en difficulté et qu’il s’adresse aux militaires pour assurer l’ordre républicain,  c’est que le pays a réellement besoin d’une solution  exceptionnelle. Dans des circonstances et un contexte politique  qui n’a rien  à voir avec ceux que vit actuellement la population, le président Philibert Tsiranana l’a fait, mais il l’a amèrement regretté selon certains historiens (pour l’évolution qu’elle avait prise avec la transition militaire). Trente ans  plus tard, arrivé au pouvoir par effraction  d’après les historiens sérieux «Sous prétexte de controverse sur les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 16 décembre 2001, Marc Ravalomanana se fait proclamer vainqueur au premier tour, puis est installé Président de la République le 22 février 2002. Bêtement en faisant un mauvais calcul l’homme d’Imerikasinina avait cru bien faire de confier par voie d’ordonnance la passation des pouvoirs à  quelques généraux. Alors que sur le plan constitutionnel le président du  Sénat de l’époque (un homme du  sérail) aurait fait l’affaire. Fidèles à ses dispositions ancestrales d’intrigants Norbert Lala Ratsirahonana a tiré les marrons du feu, rien  que par une simple lettre (même pas  un  avis) d’une Haute Cour Constitutionnelle  coincée par les pressions des évènements. A la grande surprise de tous, Andry Nirina Rajoelina, le meneur de l’insurrection de la Révolution Orange, sans passer par le verdict est adoubé Chef de l’Etat et décoré des plus hautes distinctions de la République à la tête d’un régime de Transition.

Les témoignages a postériori ne font que compliquer la situation sur les révélations très gênantes du colonel Charles Andrianasoavina à propos  d’ «Une réunion préparatrice de l’exécution du « LUNDI NOIR » a été organisée le 19 janvier 2009 à 22 heures à Ambatomainty par Monsieur Ranjivason Jean Théodore en vue de créer un climat d’insécurité et des foyers de tension sur tout le territoire national pour déstabiliser et renverser le pouvoir légal. » . Au grand dam de la communauté internationale qui, déjà, ne voyait en lui qu’un putschiste soutenu par une bande de militaires rebelles. Jusqu’à ce  que le rideau tombe finalement avec cette burlesque passation  d‘une clef factice symbole  exact des pouvoirs qui lui ont été conférés par des concours de circonstances dramatiques du Samedi Noir de février 2009 et la fuite de Marc Ravalomanana,  cherchant vainement la reconnaissance populaire des habitants mis devant le fait accompli par des acteurs  politiques de toutes les provinces vivant en permanence dans la capitale et qui n’ont que des liens et des relations symboliques avec le terroir sans pour autan décrocher l’étiquette tant souhaité de « politiquement correct », Andry & Co devront faire avec. Les témoignages de Patrick  Rakotomalala dans ses écrits sont très lucides et révélateurs des réalités de l’époque et nous font part des « dérives en termes de gouvernance, de corruption et, à la fois origine et effet des précédentes, la forte concentration du pouvoir aux mains d’une élite incapable de vision à long terme. La durée exceptionnellement longue de la dernière crise de 2009 s’explique par le long rejet de tout compromis, tant par les nouveaux que par les anciens titulaires du pouvoir. Quand les uns, nouvellement installés, avec un pied dans la politique et l’autre pied dans des logiques de rente et/ou de pratiques illicites (trafics de bois de rose, minéraux précieux), craignaient plus que tout une reconstitution du régime renversé, les autres se sont arc-boutés sur leur désir de revanche. » Les autres facteurs aidant selon la même source  « la poignée de main officielle du 19 mars 2009 de l’ambassadeur français, arrivé la veille, à Andry Rajoelina auquel il venait rendre visite, après une prise de pouvoir qualifiée de coup d’Etat par le président Nicolas Sarkozy lui-même, est un fait politique à considérer. Il y avait là, vis-à-vis de l’auteur du coup de force du 17 mars, une forme de complaisance insupportable aux yeux de l’ambassadeur américain qui, deux jours auparavant, avait été menacé physiquement par les militaires lors du transfert brutal du pouvoir. » Au fil  des  ans au lieu  de s’atteler à la recherche de ce  Changement avec un grand  « C » tant souhaité sur la Place du 13 Mai avant qu’ils ne maîtrisent définitivement tous les arcanes du pouvoir en s’alliant avec les oligarchies de profiteurs qui après les crises cycliques s’arrangent toujours pour bénéficier intensément et sans vergognes des retombées politiques et surtout financière des évènements qu’ils ont provoqué.

A l’heure où  paraissent ces  lignes, la capitale malgache bruisse au rythme des rumeurs incontrôlables sur la détermination de quelques chefs militaires décidés à tendre la main à l’actuel président embourbé dans des  difficultés extrême de  gestion  des  affaires étatiques à  cause de collaborateurs et de courtisans  pervertis par la soi de l’enrichissement « rapide et durable » et l’agitation permanente des  nostalgiques d’un passé récent de pillages des revenus nationaux, de combines abusives dans l’octroi des marchés publics, des protections juteuses sur les exportations illicites de l’or, des produits miniers et les bois de rose. Le célèbre évadé de la prison  de Tsiafahy lui-même avec «ses déclarations compromettantes ont fait l’effet d’une bombe dans un pays où la corruption gangrène toutes les strates de la société », a réussi à décrocher  dans la presse parisienne le titre de l’« homme qui  fait trembler le régime.» Rapporté  par  les médias «selon ses propos, il aurait eu vent de l’implication de certains conseillers du Président dans des trafics de vanille et surtout de bois de rose. Du coup c’est directement case Tsiafahy pour le formateur.» Quoi qu’il raconte, c’est la parole d’un détenu évadé (pour on ne sait exactement quel motif réel) contre celles de tout un  système qui occupe les esprits en une période où le président de la République se prépare sérieusement. Mais avec beaucoup de faux-pas(les projets de lois très controversés), des couacs pourtant évitables (les limogeages de  hauts commis de  l’Etat et généraux mal compris par l’opinion) et de maladresses institutionnelles trop flagrantes, le fondateur du parti HVM est  parti pour briguer un autre mandat. Il est maintenant trop tard pour lui de redresser la situation. Ce n’est pas avec  des alliés de circonstance d’un parti qui n’avait même pas un  député à l’Assemblée Nationale que lui et ses zélateurs opportunistes s’imaginent pouvoir battre dans les  isoloirs lors des  votes, n’importe quelle nouvelle tête, oui, n’importe quel autre candidat suffisamment crédible et  politiquement vierge aux yeux d’une population excédée et indignée par les vaines promesses et les frasques d’une bande de  parvenus. C’est sur ce point que, ce candidat recalé et frustré de 2013, Fleury Rakotomalala, grande gueule, semble avoir raison, lorsqu’à partir des rives de la Seine, il nous dévoile enfin, après quatre ans de silence que  «le mal est beaucoup plus profond et les responsables on les sait, et on les voit,  ce sont nos dirigeants actuels, depuis le sommet au niveau des acolytes de la République. Quelques hommes et femmes commandent la nation actuellement et font la pluie et le mauvais temps (les beaux temps exclusivement pour l’apparatchik du pouvoir). » Mais que pour la bonne compréhension  de la conjoncture, il y a lieu de ne pas tomber dans les pièges des chants de sirène d’un R8 et d’un ancien DJ valets des intérêts étrangers qui,  au pouvoir dans le temps, avec le sang de leurs compatriote versé par ambition politique  s’en lavent les mains actuellement,  lorsqu’ils amassent richesses volées et des immeubles construits à l’étranger. La refondation doit passer une réconciliation véritable mais pas un simulacre de Fampihavanana entre acteurs politicards véreux…

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