La Gazette de la grande ile

Ministère de la Justice: Performances médiocres

Publié le 12 avril 2018

Le premier tome de la Loi de Finances 2018 s’intitule  « Document de performance : Annexe à la Loi N°2017-024 du 19 décembre 2017 portant Loi de Finances 2018 » précise les indicateurs de performance et les objectifs de tous les ministères. Ceux qui sont assignés au Ministère de la Justice sont les suivants : « optimiser et moderniser l’organisation et la gestion des services de la justice dans un souci d’efficacité et d’efficience », « assurer une justice diligente, intègre, respectueuse des droits humains et sécurisante pour les investissements », « normaliser les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires », « contribuer à la lutte contre la corruption » et « promouvoir la régularité, la performance et la transparence dans la gestion des finances publiques. » Que de grands mots, que de concepts creux et que d’adjectifs ronflants ! L’écart entre la théorie et la réalité est abyssal. Tout d’abord, les seules optimisations se rapportent aux actes de corruption et aux interventions hiérarchiques qui polluent les dossiers des plus simples aux plus compliqués. Ensuite, la justice malgache n’est ni diligente, ni intègre, ni respectueuse des droits humains, ni sécurisante pour les investissements. Elle fait preuve de diligence uniquement pour placer les innocents sous détention préventive. Il est fortement déconseillé aux investisseurs étrangers de venir à Madagascar. Par ailleurs, la normalisation des conditions de détention dans les établissements pénitentiaires est un chantier titanesque lorsqu’on sait que la prison de Tsiafahy, qui est une des pires du monde, est vivement critiquée par Amnesty International. De surcroît, la prétendue contribution à la lutte contre la corruption est une grosse farce quand on sait que ce fléau est indissociable du Ministère de la Justice, des Cours et des Tribunaux. Enfin, la promotion de la régularité, la performance et la transparence dans la gestion des finances publiques est un dessein creux puisque tout n’est que truquage. Le récent scandale de l’ARMP prouve que n’importe qui peut ajouter ou retrancher des zéros aux données quantitatives officielles. A Madagascar, tout est faussé par la tricherie institutionnalisée.

Phil de Fer

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