La Gazette de la grande ile

Antananarivo: Dans le top 10 des villes les plus sales au monde

Publié le 13 avril 2018

On est fier de la ville des mille. De son histoire. De son charme. Et malheureusement de ses soucis : de l’insécurité grandissante et de ses saletés qui font d’elle parmi les dix villes les plus sales au monde.

C’est en effet le résultat d’une enquête menée par le cabinet Mercer qui vient d’être publié récemment. Leader en ressources humaines dans le monde, ce cabinet publie depuis 1994 les résultats d’une enquête sur la qualité de vie dans la principale ville de Londres « afin de permettre aux entreprises et aux organismes internationaux de rémunérer leurs employés de manière équitable lorsqu’ils sont envoyés dans des missions internationales, de longue ou de courte durée». Publiés chaque année, les résultats de chaque enquête sépare celle sur la qualité de la vie d’une part et d’autre part sur l’assainissement des villes, « qui analyse les infrastructures d’élimination des déchets et des eaux usées, le niveau des maladies infectieuses, la pollution de l’air, la disponibilité et la qualité de l’eau de la ville, des facteurs qui sont tout aussi importants pour ceux qui choisissent d’y travailler et d’y vivre.

Dans notre cher Antananarivo, il n’a que le canal d’Andriantany où sont déversées directement eaux usées, ordures et toutes les choses immondes. Au lac Anosy sont déversés les eaux usées des hôpitaux de Befelatanana et d’Ampefiloha, mais aussi de toute la ville haute. Pareillement au canal d’Andriantany est récupérée une partie des eaux usées des quartiers populeux de Besarety, d’Andravoahangy. Et on ne parle plus des ordures qui restent le problème éternel de la capitale de Madagascar.

Il n’est donc pas surprenant qu’Antananarivo soit classée de 26ème ville sur 231 au monde en matière d’assainissement. Elle est précédée de Brazzaville, Congo et de Bagdad et suivie de Calcuta et de New Dehli (Inde). Ce classement on ne peut plus honteux pour une ville qui a à peine des millions d’habitants devraient amener à réfléchir nos dirigeants actuels et passés, mais aussi toute la population.

Si certains vont profiter de ce classement pour discréditer de nouveau le couple Ravalomanana sur le commande de la capitale depuis quatre ans maintenant, et y était maire de 1998 à 2001, l’insurrection est la résultante des actes perpétrés depuis 19 72. Si on veut vraiment mettre des noms à cause de la déperdition d’Antananarivo, on n’hésitera pas à mettre Manandafy Rakotonirina et son « fanjakan’ny mandinika» depuis lequel a commencé la squattérisation sauvage des quartiers et l’absence d’assainissement. Arrivé au pouvoir, Didier Ratsiraka ne pouvait bien faire avec son socialisme peu réduit qui est la principale cause de dégradation de l’urbanisme à Madagascar en général et à Antananarivo en particulier. Marc Ravalomanana et Andry Rajaoelina, Hery Rajaonarimampianina ont chacun leur tour chercher à améliorer les conditions de vie des bas quartiers et d’assainir la ville, mais c’était plus de la facette sinon le clientélisme politique que de véritable travail en faveur de l’urbanisation d’Antananarivo.

A ce rythme, il ne serait pas étonnant qu’Antananarivo deviennent dans les années à venir la ville la plus sale au monde, d’autant plus qu’elle souffre d’une contradiction quasipermanente entre le pouvoir central et la munipalité souvent maîtriser par l’opposition. Comme dans les années précédentes, Antananarivo souffre par exemple des versements des subventions des pouvoirs centraux qui se montrent aux yeux de la population très actifs pour la ville. N’est-ce pas pour cela qu’on a construit la bibliothèque à Anosy ou aménagé le jardin devant le lac d’Anosy et la beuverie du Palais des Sports à Mahamasina ? Ses aménagements destinés aux « vendredi joli » ne sont pas encore ouverts en attendant peut-être que la pénurie de whisky soit réglée.

En tout cas, la responsabilité revient à toute la population Antananarivienne qui ne devrait pas s’offusquer du placement établi par Mercer quant en plus d’être parmi les dix villes les plus sales au monde. Antananarivo qui fait sa fierté figure aussi parmi les villes les moins attractives pour les cadres expatriés en matière de qualité de vie. Dans ce classement, Antananarivo 36ème en Afrique dans le premier se trouve être pollué. Sur le continent noir, la capitale malgache est suivie exclusivement par des villes en guerre ou en situation très critique (tripolli, Bamako, Kinshasha, Brazzaville, Kartoum) : Sur le plan mondial, la ville des mille est classée de son 17ème sur 231 suivi des mêmes villes en crise

Et malgré ce classement, Dieu merci, les expatriés accourent toujours chez nous. Il faut dire que les sociétés appartenant à des Français d’origine, ou d’origine Indo-pakistanaise leur offrent des Pandores qui constituent une insulte aux compétences nationales. Et surtout nos politiciens veulent une fois encore faire abaisserAntananarivo avant les élections  La fierté en la ville des Milles ? Ils ne la connaissent pas.

Nandrianina et Sa

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