La Gazette de la grande ile

Géographie économique: Caractérisée par une forte polarisation

Publié le 13 avril 2018

Madagascar dispose d’un potentiel important de transformation structurelle et d’industrialisation afin de créer l’emploi décent à plus forte valeur ajoutée. De façon générale, analyse la Banque africaine de développement, le modèle économique de Madagascar repose encore largement sur des produits à faible degré de sophistication et de complexité (exploitation de matières premières, production agricole, textile et huiles essentielles). Cette situation est attestée par l’indice de complexité économique de 2015, où Madagascar a été classé au 104e rang sur 124 pays, contre le 107e rang pour le Mozambique et le 102e rang pour le Zimbabwe. Pour accélérer la transformation structurelle, l’amélioration des chaînes de valeurs agricoles et le développement de l’industrie restent donc des leviers importants. À cet effet, avec ses 35 millions de terres arables, Madagascar dispose de potentiel considérable au niveau de certains produits à forte valeur ajoutée (huiles essentielles, girofle, vanille, fève de cacao, café vert), mais aussi au niveau de certains produits qui se prêtent au développement de chaînes de valeurs (riz, maïs, viande, bois, coton, etc.). Avec un potentiel halieutique estimé à près de 480.000 tonnes par an8, le pays dispose aussi d’atouts pour promouvoir l’économie bleue. Madagascar étant très vulnérable au changement climatique, le processus de transformation structurelle devrait donc s’opérer dans une perspective de promotion de la croissance verte, à savoir une croissance fondée sur le respect de l’environnement et sur la préservation du capital naturel.

Il est vrai que pour appuyer l’industrialisation, les pouvoirs publics ont mis en place des politiques visant à attirer le secteur privé dans des activités transformatrices à plus forte valeur ajoutée. Après la sortie de crise en 2013, les pouvoirs publics ont engagé la mise en œuvre de réformes afin d’attirer davantage d’investissements privés dans le pays. À cet effet, il s’est doté en 2015 d’une Politique de développement industriel dont l’objectif est de doter la Grande île d’un tissu industriel dynamique et compétitif, moteur d’un développement durable. Le modèle proposé est axé sur les industries tournées vers les exportations (textiles, produits agricoles transformés). Le pays a aussi pris l’option de mettre en place des politiques verticales ciblant des secteurs spécifiques10 pour attirer l’investissement privé. En 2016, une Loi sur les Partenariats publics et privés (PPP) a été adoptée.

Par  ailleurs, toujours d’après la même source, les pouvoirs publics ont engagé le processus de révision du cadre institutionnel et juridique sur les Zones économiques spéciales (ZES) dont l’objectif est de promouvoir l’industrialisation. Les secteurs identifiés pour le développement des ZES sont notamment le textile/habillement et l’agro-industrie. Cependant, le succès des projets PPP et des ZES dans la dynamique de transformation de l’économie malgache, dépendra grandement des capacités techniques et institutionnelles pour une bonne préparation et gestion des risques spécifiques liés à ce type de projets très complexes.

Mais, il est noté que la géographie économique de Madagascar se caractérise par une forte polarisation sur quelques grands centres urbains (Antananarivo, Toamasina et Antsiranava). Au plan des opportunités économiques, le pays est ainsi marqué par une double disparité entre les villes et le milieu rural d’une part, et d’autre part, entre les différentes régions. Les grandes villes génèrent près des deux tiers du PIB national et concentrent presque toutes les grandes entreprises et les principales activités économiques. Cette forte polarisation économique sur les grandes villes est à la base des disparités profondes entre les régions. Ainsi, dans les régions d’Androy, Atsimo Atsinanana et Sofia le taux de pauvreté était supérieur à 90%, tandis que les régions d’Analamanga (Antananarivo) et de Diana (Antsiranava), enregistraient des taux de pauvreté respectivement de 43,5% et 54,5%.

Au vu des contraintes particulières en matière d’accès au foncier et pour corriger les déséquilibres régionaux, Madagascar pourrait promouvoir les approches axées sur les pôles de croissance agricole et les plateformes de compétitivité industrielle pour soutenir le processus de transformation structurelle, d’industrialisation et de création d’emplois salariés à forte valeur ajoutée.

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